Pour fêter son 10ème anniversaire, le festival JAZZ A LA VILLETTE, rend un hommage appuyé à notre père éternel, JOHN COLTRANE en personne.
Parmis les heureux élus au royaume des cieux, on notera entre autre, la présence de Pharoah Sanders, Charles Gayle, Archie Shepp et McCoy Tyner.
Et qui pouvait mieux que ses apôtres, débuter cet évangile selon saint John ?
Voici donc en ouverture du festival (mardi 30 août 2005), un quartet de stars regroupé autour de la sainte vierge elle-même, Alice Coltrane, avec par ordre d'apparition : Ravi Coltrane, Charlie Haden, Jack DeJohnette et Oran Coltrane. Excusez du peu !
Première évidence, si Alice s'est entourée des musiciens de son dernier album (après 27 ans de silence discographique), c'est probablement pour jouer principalement des morceaux de celui-ci : "Translinear light". Effectivement, pas de harpe en vue, nous n'aurons donc pas le droit à ma période préférée, "Journey in Satchanandia", "A monastic trio", "Ptah the El Daoud".
Deuxième évidence, si elle sort si peu de son ashram californien, c'est qu'elle a quelques bonnes raisons. A 68 ans, il ne faut pas trop compter sur elle pour chauffer la salle. Qu'à cela ne tienne, c'est Jack DeJohnette qui s'y colle, avec quelques solos furieux.
Les fistons, se font plutôt discrets, et j'ai trouvé Charlie Haden assez transparent (en plus j'étais allongé au premier rang, je ne l'ai vu que lorsqu'il est venu saluer). Au final, c'est vraiment Jack DeJohnette qui s'en sortira le mieux, les autres semblant hésiter entre free et hard-bop, sans jamais vraiment choisir.
La communion n'aurait pu être totale sans une dernière prière adressée au père éternel, et c'est avec "Acknowledgement" que s'achève cette grand-messe.
Et si vous n'êtes pas encore perusadé que John est un saint (ou le christ ? Après tout, ils ont les mêmes initiales), venez faire un tour à l'église africaine orthodoxe de Saint John Coltrane, à San Fransisco. Tous les dimanches, on y célèbre un office dédié à sa mémoire, où les fidèles reprennent en transe " A love supreme ", "A love supreme ", " A love supreme " ....
AMEN...
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Quand il n'y a pas de travail, il faut bien s'occuper... |
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Ah, des travaux. Construction d'un pont. |
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Des nains de jardin ! Bienvenu au royaume du KITSCH. |
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Quand il n'y a plus de champignons, il y a des myrtilles. |
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Mais il y aussi de jolis châteaux... |
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Oui, mais forcément avec une touche kitsch ! |
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ZAKOPANE, ses chambres à louer, ses touristes, ses chambres à louer, ses touristes... |
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Le fromage fumé. Laissez vous tenter, c'est délicieux. |
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Tiens, un pont en construction ! |
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Des peaux de bête ! Ca nous change des champignons. |
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Les PIEROGI, peuvent se fourrer aux champignons ou avec des myrtilles.... |
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Des touristes, qui se pressent pour photographier des boites de Zyklon B. C'est à AUSCHWITZ. |
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Oh, les jolis cèpes ! En Pologne on a pas de pétrole, mais on a des champignons. |
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Dans les bureaux de poste, on vend des cigarettes, du dentifrice et du papier-toilette... |
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WOLNE POKOJE ! Chambre à louer. Elle est belle ma chambre, elle est belle ! |
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Les chalets qui font la fierté de ZAKOPANE ! 4 étages, 12 chambres... à louer bien sûr ! |
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Un mythe absolu ! Je suis pas sûr que ce film sorte ailleurs qu'en Pologne. |
Je vous ai parlé des autoroutes en travaux ? |
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L'avantage, à cette vitesse, c'est qu'on peut admirer l'artisanat local. |
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Des endroits plus authentiques, si on s'extirpe des zones touristiques. |
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Cracovie, c'est beau comme Venise ! Un centre ville préservé par la guerre... |
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Mais pas par Mc Donald, Reebook, Nike, Adidas... |
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Un pont ! Un champignon. Un pont, un champignon. Un pont.... |
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La bigoterie polonaise, jusque dans les |
"Peindre ou faire l'amour", le film d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu, est un film oscillant.
A l'instar des personnages du film, les réalisateurs semblent avoir avancé dans le noir, dans l'inconnu.
Tout d'abord, par l'utilisation d'un casting de stars "banquables". Ensuite, par la réalisation d'un film dans les Alpes et non plus dans les Pyrénées, avec une mise en scène impressionniste. Enfin, par un propos émoustillant, qui pouvait pour une fois ratisser large.
Mais il faut bien reconnaitre, qu'ils nous avaient déjà préparé, avec leur précédent film "Un homme, un vrai", à un casting plus "parisien" (Mathieu Amalric, Hélène Fillières). Si nous ne sommes pas dans les Pyrénées, nous sommes toujours à la montagne. Et, s'il s'agit bien d'une histoire d'échangisme, le propos du film tourne avant tout autour d'un de leur thème récurrent, le couple.

Ainsi, avant même le générique de début, le spectateur est confronté à l'idée de choix et de prise de risque. Le film va osciller sans cesse, sans jamais choisir où tomber :
- - malaise ou quiétude,
- - jour ou nuit,
- - abandon ou maîtrise,
- - naïveté ou finesse,
- - pluie ou beau temps,
- - démonstration ou timidité,
- - sensualité ou pudeur,
- - province ou exotisme,
- - sociologique ou anecdotique,
- - vie active ou retraite,
- - comique ou sensible,
- - été ou automne,
- - tentations ou regrets,
- - grand public ou "art et essai" (Cannes c'est quoi ? La reconnaissance artistique du meilleur du cinéma grand public ou la part grand public du cinéma d'art et d'essai?)
- peindre ou faire l'amour ?
D'ailleurs il ne tombe pas. Jamais le film ne décide pour nous. Jusqu'au bout on est balancé entre le comique des dialogues/situations et la sensibilité de la mise en scène et du propos. Jusqu'à la fin, les personnages hésitent entre l'aventure et la tranquilité. A peine une scène a t-elle installée le spectateur dans un certain confort, qu'un énième rebondissement (saugrenu mais pas trop) vient le tirer de sa torpeur.

Le film joue ainsi sur l'équilibre ou plus exactement sur le déséquilibre. Tout "est" et à la fois "est son contraire".
Les chansons à texte, illustrant les propos du film sont à la fois culottées et grotesques ("Les marquises" de Brel pour illustrer ... les marquises). Une scène de noir absolu pour symboliser la capacité de l'aveugle à sentir mieux ou autrement dans certaines circonstances (naïf ou sublime ?). Le bonheur du couple Azéma-Auteuil qui n'est jamais très loin du sentiment de malaise (on les sent à la fois très proche et sans aucune complicité). Des scènes à la fois sensuelles (Amira Casar s'offrant nue à la vue du peintre) et des scènes d'amour assez sèches (Daniel Auteuil est visiblement mal à l'aise avec son corps). Adam et Eva, avec Eva qui introduit l'idée de pêcher dans le couple + l'idée du feu purificateur + le paradis terrestre (allégorie ou facilité ?).
Peindre ou faire l'amour, finalement, c'est quoi ? Le choix entre la reproduction figée de ce qui existe, ou le risque de la remise en question par un acte vivant et éphémère ? Mais si la peinture fige, elle n'en est pas moins une prise de risque et faire l'amour, même avec son voisin, est-ce encore vraiment subversif en 2005 ?

Au bout d'une heure trente-huit dans le noir, la lumière se fait de nouveau, et il faut bien admettre que l'on ne s'est cogné nul part. C'est à la fois la force et la faiblesse du film, on se déplace de façon extrêmement fluide entre des aspérités que jamais on ne heurte. Le film nous démontre de façon magistrale la "plausiblité" d'un couple de cinquentenaire devenant naturellement échangistes, sans jalousie, sans déchirure. C'est à la fois superbement maîtrisé et à la fois, un peu anecdotique. Chacun penchera du côté qu'il veut (qu'il peut ?).
Je me suis laissé guider, faites de même, et allez voir
"Peindre ou faire l'amour".










