Vendredi 28 octobre 2005

La lutte pour l'égalité homme-femme a encore de beaux jours devant elle.


Peu de temps après le bon mot de Laurent Fabius (qui je l'espère lui ôte toute chance pour l'investiture à la présidentielle) "Mais qui va garder les enfants ?", nous apprenons qu'en France, un bébé fille revendue à des parents adoptifs (trafic de nourrissons issues de mères porteuses Bulgares) se négocie 5000€ contre 6000 pour un petit garçon...


Et si on prend la paire, on a un prix ?

Mercredi 19 octobre 2005

L'intérêt de l'oeuvre de Jeppe Hein, "Labyrinthe invisible", est aussi sa limite. Tout son travail repose sur le principe selon lequel le spectateur de l'oeuvre est aussi acteur et qu'il peut, par sa participation, la modifier. Il faut donc venir à beaubourg avec une réelle volonté de jouer, au risque de se trouver fort déçu par l'installation, ce qui, je vous le dit tout de suite, fut mon cas.


Jeppe Hein, ardent pratiquant de l'art conceptuel et minimal nous propose dans l'espace 315, au dessus de la librairie, un labyrinthe sans mur. L'espace est absolument vide et le spectateur est invité à l'entrée à se couvrir d'un casque à infra-rouge qui lui signalera la présence des murs par une petite vibration. De plus, un plan de chaque labyrinthe (un différent chaque jour) est affiché à l'entrée. C'est un vrai problème le samedi, jour où j'ai visité l'installation, car le labyrinthe est simplement en forme de coquille d'escargot et est donc extrêmement simple à mémoriser et à suivre.


Résultat, au bout de dix mètres, vous vous demandez quel peut bien être l'intérêt de longer les murs d'une salle vide, en sachant qu'au bout de la ligne droite ... vous êtes de toutes façons obligé de longer le mur à gauche (vous n'allez pas traverser le mur de la salle, qui lui n'est pas du tout virtuel ?) et puis vous serez à nouveau obligé de relonger le grand mur d'en face ..... Tout cela apparait vite comme un peu vain !


Plan du "Labyrinthe invisible" de Jeppe Hein




Evidemment, vous essayez rapidement de tester les limites du bidule. Vous coupez donc les murs virtuels et votre casque vous informe par une ridicule vibration que vous êtes en train de faire fausse route. C'est une autre limite de l'oeuvre de Hein, le signal est totalement insipide. Je suis probablement sadique ou maso ou les deux à la fois mais j'aurai vraiment préféré un véritable choc (décharge électrique ou autre) obligeant le spectateur/acteur à ôter son casque pour sortir du labyrinthe, s'il refuse de jouer le jeu. Là, vous errez, sans trop savoir. Sans savoir si vous allez continuer jusqu'au bout. Sans savoir si les autres jouent le jeu. Sans savoir si tout cela est bien un jeu et quel peut-en être le sens.



"Labyrinthe invisible" Jeppe Hein au centre Pompidou



De plus, l'opposition, omni présente dans l'art contemporain, entre représentation et signification du sujet, commence sérieusement à me lasser (Voir Koons ou Berlinde de Bruyckere par exemple). Hou, la, la, comme c'est original ! Un labyrinthe où il n' y a aucune contrainte visible, où le visiteur se crée lui même sa propre épreuve, son parcours initiatique.



le système infra-rouge du "Labyrinthe invisible" de Jeppe Hein

   

Rapidement donc, l'oeuvre cesse d'exister faute de participant. Les visiteurs partent dans tous les sens et, eux qui devraient matérialiser les murs de la prison, ne réalisent finalement aucune forme concrète.


En conclusion, le "Labyrinthe invisible" est à éviter le samedi, surtout si vous n'êtes pas d'humeur à jouer. La véritable installation surprenante, le week-end dernier, était en fait sur le parvis de Beaubourg.

 

Lundi 17 octobre 2005

En cette journée mondiale de l'alimentation, Action contre la faim, manifestait devant Beaubourg, le musée national d'art moderne. Comment exister de façon originale devant le centre Pompidou, entre un concert de tambour, un cracheur de feu et l'exposition Big-Bang ?


ACTION CONTRE LA FAIM

 


En donnant aux gens ce qu'ils viennent chercher, bien sûr ! Avec une installation batisée "horloge contre la faim", l'ONG a forcément touché tous les amateurs d'art contemporain.


Le principe est extrêmement simple.

Toutes les 4 secondes, dans le monde, une personne meurt de faim. D'après Benoît Miribel, directeur général d'ACF, "La faim tue plus que le sida, la malaria et la tuberculose réunis. C'est la première cause de mortalité dans le monde".


Toutes les 4 secondes...  Action contre la faim devant le centre Pompidou


Donc, toutes les 4 secondes, un "affameur" représentant les causes de la faim dans le monde (guerre, épidémies...), posait à terre une silhouette noire pour symboliser le décès d'un être humain. La chute du corps avait lieu après l'énnoncé de son nom, tel un verdict implacable. Les silhouettes étaient de différentes tailles, adultes et enfants. La bâche sur laquelle elles étaient posées, représentait un visage d'enfant africain. 

L'afrique subsaharienne est comme souvent la partie du monde la plus touchée. 30 millions de personne y souffrent de malnutrition.


Et pour info, votre don, vous ouvre désormais droit à une réduction d'impôt de 75%.

PENSÉE DU JOUR

"C'est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l'hiver 92, ça nous remet loin. C'était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps."

LFC


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Gérad MANSET

Les pamphlets de Louis Ferdinand Céline
Un homme qui dort

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