"L'ÉCOLE DES CADAVRES" de LOUIS FERDINAND CÉLINE (2ème partie)

Publié le par Zoso


LOUIS–FERDINAND CÉLINE


L'ÉCOLE DES CADAVRES


2eme partie





Aucune lutte possible pour la conversation de vos précaires abatis ! Renoncez ! Tous les Aryens au suicide ! Rien à tenter ! Rien à chiquer ! Rien à soustraire ! Tout l’or du monde ça vous possède des oreilles ! une démagogie des prédicateurs, des meneurs, des gueules, des gendarmes, plus grands, plus forts, bien plus irrésistibles que toutes vos miteuses si puériles raisons aryennes de ne point crever en massacre ! Et alors ? Les jeux sont faits ! depuis 93 ! Des nœuds coulants, garrots impeccables sont prêts pour toutes les encolures, les plus rétives.Elles y passeront toutes d’enthousiasme, estourbies sans un souffle de révolte, les plus ronchonneurs s’en feront périr délicieusement au vice. Les maçons entraîneront… ces aides du bourreau, les petits grouillots à Samson… Vous n’avez encore rien vu, rien goûté, rien appris ! Lanturlu ! Les premières semaines en croix sont les plus douloureuses ! Après on hurle pour le plaisir. C’est la Madelon ! Tchécoslovaquie, Nom de Dieu ! Prague ! (Miss Martyr 38). C’est loupé, mais on reprendra sur l’Espagne. Tous les Juifs dans nos boulots, innombrables après la prochaine, tous les cousins, tous les chacals à trépigner vos cimetières, à chier dans vos lits, enculer vos fils ! Ça va ! Ça ira ! Chantons la Youpipignolle ! Personne ne frémit dans les rangs ! Brutes ! Rebuts ! Croulantes carnes bordelleuses. Plus rien dans la culotte ? Ah ! vous ne valez pas la crotte de vos fiers aînés de 14 ! Ils n’ont pas chipoté vingt ans ceux-là, chéris des nécropoles ! pour s’apporter, torses brandis, fous d’ivresse offensive, transluminants de vaillance à travers glacis, redoutes, torrents de mitraille, à Charleroi ! Ils n’ont fait qu’un saut dans la Mort. Leur jeunesse ne fut qu’un tremplin. Vlouf ! Cinq cent vingt mille cadavres en une semaine. C’est beau ! Voilà de l’Épopée ! Ferez-vous mieux ? Tout est là ! Pour la vertu de la petite garde-barrière belge ! Honneur bien [36] vengé ! Miséricorde ! Travail de Juif ! admirablement embouti, ajusté, soudé, goupillé, minuté. De la Synagogue aux rafales des Flandres ! Et viveBarmat ! Vive Vandervelde ! Vive Huysmans ! Vivent tous ceux qui recommencent ! Écœurants cons ! La petite Tchécoslovaquie (de l’Intelligence Service) tout aussi méritante etvertueuse que la petite Serbie (de l’Intelligence Service aussi) ne supportera pas plus que sa sœur en pureté ce viol trop canaille. C’est pesé. L’on vous réclamera par millions,branquignols ! pour ce fantastique pucelage ! Tenez-le-vous farouchement pour dit ! Tartufètes ! Des millions de parpaillots sont déjà crevés il y a pas tellement longtemps pour le pucelage (ou non) de la Vierge Marie. Rien de neuf ! France la Joyeuse-des-Carnages ! Lève ton sabot ! La valse commence ! Au son des youtrins ! Et des tambourins ! Démontre ta vaillance ! Va-t-en la faire la guéguerre ! La Fraternité du Juif ! Celte cocu, vendu, enculé, carambouillé ! t’appelle !

Sachons vaincre ! Sachons surtout périr ! Un Français doit crever pour Mandelle ! Pour Baruch tout Français doit mourir ! Le Kahal en chantant nous montre la carrière ! Catéchumènes marximalistes ! Flageolantes bourriques ! J’irai ! J’en veux ! Plein de versets pourris plein la gueule ! La Youtrerie gui-i-de nos pas ! Bien plus jaloux-oux de nous survivre Que de partager nos cercueils ! Ainsi la chanson se termine dans la tripe en vrac.

Ah ! Comme ces personnes pensent à nous, à New-York ! Quelle sollicitude angoissée ! Ce que notre avenir les inquiète ! Quelle frénésie de nous voir, le plus vite possible, très bientôt, toute la franscaille ! barder en lignes ! Gaillardement à la pipe ! Sonnez olifants ! Frémissez drapeaux ! Rafalez tambours ! La route des Morts est splendide ! Pour nous, toutes les viandes ! espoirs-des-croisades-démocratiques ! nous avons tous les vœux d’encouragement ardents des quarante et huit États ! Voici des payes que je la pratique l’Amérique, dans les pires conditions, et les plus joyeuses, d’hystérie, d’ivrognerie, de déconnerie alternante, de gangsterie vaniteuse, de déconfiture, de dégonflerie, de braillage moralisateur. Jamais je ne l’avais trouvé si obscènement délirante que cet été, de fanatismeanti-quelque chose. Il faut pourtant qu’ils s’en donnent, qu’ils se surpassent au prodige, les Américains, pourencore m’éberluer. On penserait avoir tout vu ! Pas du tout ! Cette fois on en reste rêveur, humblement bégayeur devant la léviathane infernale gigantesque proportion de l’actuelle bacchanale antifasciste américaine, la propagande américano-youtre belliciste, justicière, apostolique, croisadière, jusqu’au-boutiste, (avec nos gigots) furioso-démocratique, interventionniste éperdue, anti-fritz, anti tout ce qui pourrait [38] empêcher notre européennebidoche de verser sans aucun retard aux fournaises très flamboyantes des guerres à n’en plus finir. C’est de notre mort qu’il s’agit, de notre mort d’Européens, de France et d’Allemagne, et des mirifiques commandes, providentielles, fébrilement anticipées par l’industrie américaine,morne et languide depuis vingt ans. Tout ce bastringue propagé, myriacubé par les tonnerres de Propagande doit revenirextrêmement cher, des milliards mensuels à coup sûr… La récupération s’impose. Rien, absolument rien, aucun moyen d’affolement n’est omis, tout ce qui doit nous porter le plus rapidement possible aux extravagances décisives.Sur le foirail américain la Kermesse est parfaitement abasourdissante, à miracle, totale de toutes les haines anti-nazies, anti-franquistes, anti-japonaises, anti-mussoliniennes surchauffées au blanc d’explosion. Tout ce qui n’est pas démocratique, soit juif 100 pour 100, éperdument honni. Toute la ville en vrombit, gronde, fricasse, crevasse, frémit, chambarde, rataboume de vitupérances râlantes contre Dudule, contre Rome, contre Tartempion l’anti-juif, contre les soies japonaises… Tous les moyens imaginables surpassés, centuplés de nous inciter aux batailles. Radio, Ciné, Théâtres, Périodiques, Quotidiens (25 pages), faux télégrammes, tout contribue, s’ajoute, se renforce, érupte, profuse, aimante, volcanise le trèsimpatient virulissime message : « Mort aux anti-Juifs ! » C’est entendu ! On n’en sort plus ! L’opérette même a pris le ton, la vocation des propaganderies furieuses, des colères sacrées. Elle pousse par le charme aux massacres, par ritournelles suaves ou badines, mutines allusions, cuisses. L’enfer possède tous les trucs. Ah ! que nous sommes, franscailles, désirés dans la danse ! C’est plus de l’amour, c’est de la folie anthropophage ! Une délectation farouche anticipée, tous nos cadavres épars sur les champs de la Meuse, par millions et dizaines de millions. Ah ! Comme l’on nous escompte, répartit, organise, dépiaute, régularise, débite d’un conflit de l’Europe à l’autre, au gré des cartes et des transports. Que le trafic de [39] nos viandes est facile aux Américains ! viandes jamais frigorifiées, viandes à folles batailles !toujours bouillantes ! En tous forums américains ce ne sont à notre propos que solennelles péroraisons, causeries aimables, discours, prédications, paraboles cafouilleuses, excitatophonies, prognostiqueries, transes de mages, semonces ecclésiastiques, adjurations,épilepsie, blâmes dignitaires, sorcelleries, offusqueries, vexeries, de nous voir encore ainsi, vivants, traînants, ergoteurs aux porteurs de nos charniers. Jours et nuits les appels retentissent, de plus en plus ardents, hurlants, redoublants, pathétiques, commandements à nous faire sans plus barguigner réduire en charpies historiques, en chairs à légendes bien saignantes, en nécropoles démocratiques. Ah ! Bayard ! Ah ! Verdun. Ah ! Dixmude ! Ah ! Joan of Arc ! Ah ! Clemenceau ! Comme l’on vous révère ! Comme l’on vous adore là-bas ! Vous êtes aux nuées américaines ! Divinités de nos abattoirs ! Ah ! C’est le sort le plus beau ! incomparablement ! Souffrir cent mille tortures en vérité ! Quelle faveur ! Tous les délices ducirque chrétien ! pour le triomphe démocratique ! Tous martyrs ! ineffablement reconnaissants à Litvinof ! à Barush ! à Sasoon ! Rothschild ! Lazare ! Bader ! Blum ! d’avoir si bien trafiqué la passion des Goyes, d’avoir si bien repris toutes les choses au départ, aux naïves origines, aux farouches étripades mystiques. Ah ! plus d’erreurs ! de chichiteries ! Vivement les tanks ! les tanks ! les mitraillettes ! Que ça saute un peu tous les membres, les âmes, les cervelles, que ça s’envole comme des bulles ! Qu’on rigole divinement ! C’est trop de miraculeuse faveur ! Profitons ! Que tout se décide à l’instant ! New-york, l’enragé ghetto, fulmine de démocratisme sous pression. La Guardia, le Rabbin Weiss, Lœb, Warburg, Barush, grands émirs démocratico-négroïdes aux immenses intérêts se consument littéralement. Un peu de mordant s’il vous plaît ! Ils nous exigent aux barbelés. Très normalement. Qu’attendez-vous ? Gratteurs futiles ! Roosevelt-Rosenfeld et Madame, première lady youtre d’Amérique (voyez portraits) vous baisent sur l’œil fré-[40]missants pioupious ! fringants baïonnets. Sautez muscades ! laissez-vous fendre guillerettement par les Huns d’en face. Allons ! Allons ! le bon mouvement ! But héroïque ! Rien qu’un affreux petit moment à passer ! même pas la peine d’en causer ! Toute une éternité ensuite de conscience parfaitement tranquille, le devoir gentiment accompli. Cela ne vaut-il pas ceci ? Votre existence pacifique ? insipide ordure ? Je vous le emande ? Vous n’allez pas trahir par trouille damnable vos propriétaires angoissés ? Vos Juifs si humains messianiques ? Cela ne se serait jamais vu ! Laisser les hordes hitlériennes déferler sur vos sillons, ravager vos filles,vos compagnes, vos plaines, vos montagnes, vos faillites, vos prix-uniques, vos Citroëns, vos Lafayettes, vos Renaults ? Non n’est-ce pas ? Avant que la Shell ne soit requinquée au centuple, que la Mexican Eagle n’ascende d’un boom vertigineux ! Non bien sûr ! On vousreconnaît toujours légendairement, inépuisablement vaillants ! Ne faites pas mentir laLégende cocus d’univers ! Toute l’Amérique judéo-gangstérique s’effare à la seule pensée de vous revoir envahis ! Quel souci soudain de vous garder en alarme, en sauvegarde angoissée ; qu’on vous investisse, vous conquière sans coup férir ! comme la pantelante Autriche, si rothschildienne, la bedide badrie berdue, la Sudeterie, ce serait l’inexpiable infamie suprême ! Aucun judéo-américain n’en décolérerait de vingt siècles. Toutes vos agonies pour l’amour-propre roteur d’un seul Juif de Brooklyn ! Français tenez-le vous pour dit ! Homologie ! Paris-tout-du-ghetto ! Gratuite des viandes Kachères ! Relevez les défis ! Vengez, tudieu Moloch ! Vienne ! Vengez Prague ! Vengez Karlsbad ! Paris à présent pleinement responsable et plus que jamais de toutes les atteintes à l’orgueil juif ! à la féodalitéjuive ! à l’empire juif mondial ! La France fille aînée de l’Église et du ghetto (c’est pareil). Allons rugissez ! Messieurs les lecteurs passionnés de la bonne presse optimisante youtre ! foncez assouvir, tripes autour du cou, les impériales vengeances de la mondiale satrapie youtre ! Ah ! Périr ! mille [41] fois périr ! tout emporté, éclaté de tous les plus fragilesviscères pour l’Internationale bancaire et l’Intelligence Service ! Quelle gâterie transfigurante ! bien ouvrière ! Qui renâcle à cet essor ?Un Français doit mourir pour elles ! Pour elles un Français doit mourir ! Vociférons à cœur que veux-tu cette Marseillaise si maçonnisante, dont le sens irrésistible se découvre de plus en plus riche en vertus libératrices à mesure que l’on avance dans la carrière de cadavre. Ô New-York ! Kahal ! Souk ! Shylockerie la plus clamoreuse, la plus insultante, la plus triviale, la plus obscènement matérialiste, la plus mufle du monde ! à vos ordres ! Irrévocablement ! emportés par la grandeur du sacrifice ! Nous frétillons de toutes les joies à la pensée que bientôt grâce aux bénéfices sur nos batailles, sur nos vingt millions de cadavres vous allez retrouver votre joie de vivre, votre prospérité délirante, vos pâmoisons d’orgueil, les plus éblouissantes, la suprême félicité ! l’Apothéose jubilante Kabalique ! — Ah ! les agonies les plus cruelles, les plus déchiquetées, les plus lentes, dans tous les barbelés du monde, de tous les Goyes de l’univers, ne sont vraiment que peccadilles très négligeables dès que l’on songe au résultat ! La gangsterie américaine nous ordonne aux tranchées pour Avril ! Quelle aubaine ! Ne décevons davantage nos grands amis américains. Ils ont leurs raisons d’insister. Démocrates enthousiastes de la Démocratie la mieux négrifiée,judaïsée, pétrolisée, spéculeuse, bankstérisée, détrousseuse de la mappemonde, ils se méfient, ils nous soupçonnent d’indépendance. Ils ne peuvent plus nous tolérer, comme ça fainéants, expectatifs, vautrés dans les réflexions, à la porte des grands abattoirs. C’est plus supportable ! Il faut les comprendre. Et que demain, il nous pousse des drôles d’idées… qu’il nous surgisse des prétentions, des réflexions, des accoutumances de mort naturelle… Ah ! Ah ! Ça serait joli ! La [42] catastrophe ! Le bouquet ! La calamité effroyable pour toute cette bâtarderie arrogante, cette canaille hébraïque montée, la plus couarde, la plus artificielle, menteuse, maquerote, installeuse, embusquée, maçonnique, provocatrice, la plus jouisseuse, la plus saoulante, la plus insupportable de toute l’espèce youtre. Tout ce que peuvent tempêter, rafuter, tambouriner les hitlériens d’Allemagne contre les Juifs, les francs-maçons, ne dépasse pas le ton du ronchonnage, de la bougonnerie bonhommeen comparaison des trombes, tourmentes, cyclones d’insultes, défis, vitupérances, malédictions, folles virulences, à l’adresse de Rome, Berlin, Franco, du Japon, dont toute l’Amérique littéralement vrombit, rafale, déferle à longueur de jour et de nuit. C’est aux Etats-Unis que l’on observe au mieux, que l’on goûte, toute la panique du Juif, la folle angoisse qui l’étrangle, camouflée arrogance, à la moindre évocation d’une possibilité d’un règlement de compte général, mondial. Ils en perlent, ils en tétanisent, ils s’en désossent de terreur, comme sur la chaise d’exécution. « La guerre contre Hitler ! » Et tout de suite ! Ralliement, mot d’ordre, magie précipitative, évangélisation de toute la juiverie américaine, fantasmatiquement démocrate. La guerre, comprenez-moi bien, la guerre en Europe, en Asie, avec tous les vœux judéo-américains, de tous les parvenus bien éberlués, miraculés, les transfuges des ghettos valaques,exaucés, comblés, en frétillance délirante de superprofits, d’Hollywood à Long Island. Des cartes hautes comme des grattes-ciels [sic], tout en néons stupéfiants, pour épeler avec quelle peine ! les noms des plus belles [44] étripades où vous serez tournés bouillies “inconnues”, démocratiques engrais, navets, ferments, souvenirs. Tous les rabbins en crises mystiques relancent Jéhovah ! qu’il nous refile de nouveaux Verduns ! Les pharamineux charniers ! regorgeants tripiers de Goyes ! Par la même aubaine, le remède adorable aux crises en tous genres, le stimulant prodigieux aux défaillances industrielles, le repompant imbattable des économies avachies, le retour tout garanti aux plus mirifiques, jubilantes Prospérités ! Les trois Radios, les six voitures, les quatre frigidaires, les sept téléphones, dans chacun des trois cent mille foyers juifs et la super-Télévision ! Tout ça prestidigitatoirement !
par la folle bourrasque des plus hauts hystériques salaires, à chier partout ! Le délire du trèpe aux fabriques ! Toute la piraterie au crédit, bien fantastiquementrambinée, bien frelatante, asservissante, l’amarrage du trèpe à tous les comptoirs juifs, le parfait asservissement par “tempérament”. Toute la manne américaine en flots déferlants ! Allons du cran ! Triboustin ! Vous l’aurez votre fourragère ! Du sacrifice ! De l’idéal ! Foutre sang ! Haut les cœurs ! De la culotte Le Gouarec ! Kergut ! Malidoine Arthur ! Durand Léon ! Sus aux Boches ! Mort aux Sudètes ! À vos matricules ! nom de Dieu ! Héroïques ! Manque personne ! Foutre bouseux ! On attend plus que La Gourmette d’Hollywood à Philadelphie ! dans les 48 États ! pour que tout redevienne prospère ! que les affaires reprennent un de ces boom ! inouï ! inimaginable de resplendissement ! La Gourmette en boudin de schrapnells ! en filigrané mitrailleuse ! Voilà le remède américain !

Broadway souffre ! La crise piétine ! C’est tout votre faute ! Lidoire Gaston ! AngePhilippe ! Triboustin Paul ! Dugommier Jean ! Votre amour-propre ne souffre pas, vous ? Vous demeurez comme ça impassibles pendant que toute la terre tressaute de préliminaires combats. Anne Philippe (deuxième classe des chars) Pershing ne vous reconnaît plus ! Il vantait partout votre allant. Roosevelt ne voyait que par vous… c’est félonie !... Vous n’avez pas honte de rester tel quel tout vivant, biberonnant, [45] jacassant, insipide, pendant que Samuel Cohen souffre lui, soucieux démocrate, américain 100 pour 100, des cruautés de la mévente, qu’il se ronge les foies démocrates devant les carnets de commandes ? Il va falloir vous décider Ange Philippe ! Vous faire crever au moins, franscailles, deux ou trois fois chacun, très horriblement pour vous
rapprendre les bonnes manières, sacrificielles, fraternelles, internationales, les engagements démocratiques, les devoirs imprescriptibles de la France éternelle, pour vous faire pardonner un peu votre faible natalité.


Samuel Cohen de Brooklyn, le petit gâté d’Amérique, le démocrate rotarien, (le véritable Babbitt), il est fixé à notre égard, il est renseigné admirablement, pour tout ce qui nous concerne, par un tout spécial office, dit
des “Informations Françaises”. On peut pas rêver plus ignoble, plus lâche, plus sournois comme entreprise de pousse-au-crime, de pousse-à-la-guerre, sous paravent démocratique que cette coulisse de fumiers. Et ça fonctionne en plein New-York ! Ça vaut son pesant de salive pour l’imposture et le culot. Petit ghetto d’intellectueux, de cacafouilloneux gazetistes, arrière-loge immonde de préparation d’opinions internationales pour la prochaine pipe. Ghetto de liaison entre nos Juifs de France, ardents au pouvoir, avec les Juifs encore plus impatients aux massacres de là-bas. Vous rétribuez d’ailleurs admirablement sur vos deniers d’impôts les zèles officiants de cettefantastiquement éhontée, pernicieuse trafiquerie de fausses nouvelles. (16 à 30 mille francs par mois pour chaque dégueulasse). À ce prix vous pourriez imaginer que ces propagandistes informateurs, si bien rémunérés, représentent la fleur de nos Lettres, portent en tous lieux américains, très haut, le renom de nos Sciences, de nos Arts… Hélas ! Il n’en est rien. [47] Le chiffre de leurs émoluments,
seul, est extraordinaire. Encore s’ils ne faisaient riendu tout, le mal ne serait pas immense, on leur passerait volontiers de se régaler en sourdine, ça ne ferait que quelques Juifs de plus radieux de jouer les éminences dans les tripotsdiplomatiques. Je ne vous en parlerais pas s’ils se tenaient décemment, réservés, pudiques,conscients de leur nullité. Mais pas du tout ! Ces fielleux se portent garants, sacrent, jurent surtous leurs prépuces, de votre vaillance au combat, de votre pétulance guerrière, de votre passion vengeresse, de votre fébricitante, invincible hantise d’aller dérouiller Hitler, d’aller leremettre au pas, le plus terrifiquement possible… À force, ça deviendra vrai… Impunément, ces infernaleries sont sécrétées, déconnées, débitées, dégueulées par le fameux office des Informations Françaises à New-York à travers toute la presse américaine, gâtée, fadée vous pouvez m’en croire. Personne en France n’est au courant de cet extravagant, fabuleux, tragi-comique tripot de provocations (du côté des victimes prochaines) sauf quelques initiés complices juifs oumaçons des Affaire Étrangères. À titre d’exemple, mordez donc un petit peu, ce morceau de
bravoure, cette très évidente canaillerie troussée par le directeur même de cette officine des grandes contaminations, leDr(?) Robert Valeur. Ce nom ne vous dit rien ? Moi non plus. En tout cas, ces lignes sont parues dans le New-York Times du 7 mai 1938. Voyez comme tout est bien réglé, dans le temps, l’espace,
de ci, de là, de la planète :

  
« L’ambition allemande de dominer l’Europe centrale est évidente, si elle parvenait à ses fins, même par des moyens pacifiques, une autre guerre mondiale serait en définitive inévitable. Les membres de la majorité
parlementaire française se rangent à l’avis qu’une Paix sauvegardée au prix d’une Mittel Europa Germanique, ne pourrait pas durer longtemps et que la crise ne serait que différée, reportée à un autre temps, où les conditions ne seraient pas aussi favorables qu’aujourd’hui (7 mai 1938). L’armée française est plus
forte aujourd’hui que jamais depuis la guerre, et, plus que certainement, plus [48] forte que l’armée allemande actuelle. Tous les Français frémissent à la pensée de mettre leur armée en action, mais il ne faut pas qu’Hitler interprète cette retenue comme une preuve que la France n’est pas prête à combattre. Seule, une nette détermination de combattre arrêtera Hitler, il ne sera pas influencé par la politique dite réaliste du Gouvernement actuel etc… etc… »

Ils connaissent le fin fond des choses dans les officines de New-York…Ils sont très bien renseignés sur la marche des événements. Vous l’avez échappé belle vers la fin de Mai, somnambules ! Quelque anicroche ! Partie remise ! Les Français vivent et périssent en pleine confiance, dans la confiance, pour la confiance. Ça leur suffit. Ce qui se trame à l’étranger, en leur nom, ils s’en foutent. Ils ne tiennent pas à voyager, à se méfier, à vérifier, on s’occupe d’eux suffisamment dans les ambassades. Leurs tripes flottent déjà partout, c’est le plus émouvant drapeau, le plus bel emblème de la France, le boyau de soldat. Y a pas plus pur, plus excitant, plus revigorant, qui redonne mieux confiance au démocrate américain que la tripe d’héroïque pioupiou. La tripe du soldat français refera le tour du monde ! des fois et des fois, encore ! pour le triomphe démocratique, jusqu’à la consommation totale de tous les viscères dans les plus pires glorieuses batailles, la brave tripe du soldat français, la tripe la plus vaillante du monde, on en retrouvera plus même la pelure tellement qu’on
l’aura fait servir, trimbaler, fulminer partout pour la plus radieuse gloire du Juif, sa souveraineté pointilleuse, son honneur jalousissime.

 
Paradoxe. Il est regardant comme personne, avare, pour tout dire, comme un rat, le Français du sol, l’autochtone, quand on le taquine aux espèces, qu’on vient lui tâter sa cassette, ses valeurs, ses propriétés, il fait vilain, il devient fumier, il vous traite horrible. Il veut vous passer par les armes. Mais si vous venez au contraire, lui demander, sa viande, sa peau, s’il s’agit du péritoine, du vrai trésor de sa personne, il aura pas un mot méchant, vous pouvez y aller carrément, que des amabilités, pas un hoquet de résistance, vous
pourrez l’ouvrir toutentier, tout lui demander, tout lui prendre. — Toc ! Toc ! Toc ! — Qui s’amène encore ? — Entendez-vous la Marseillaise, Durand ! mon trésor ?— Si fait ! Si fait ! parfaitement ! Mais qui l’en joue ?— C’est moi ! C’est Samuel Logeman ! Prosperman Levy ! Vos Juifs adorables ! Vosmessies chéris ! Vos coquins !... — Ah ! les chérubins ! qu’ils me gâtent ! Ah ! Nom de Dieu ! Ah ! tant mieux ! Tant mieux ! Me dépêcher aux batailles ! de si bon matin ! Quel entrain ! Comme c’est tendre, comme c’est prévenant ! l’affriolante, martiale aubade ! Encore ! Encore ! Vous pouvez mecroire [50] touché ! J’en veux ! J’en veux ! Plus vite ! Je m’exalte ! Je les veux toutes ! Batailles ! Charges ! Pour moi ! Qu’on m’étripe céans ! Quelle infinie jubilation de crever me transpose ! C’est trop ! J’éclatouille ! J’explosille en cent mille miettes de furie reconnaissante ! Je suis trop brave pour moi-même ! Je me contiens plus ! Ouvrez-moi tout ! Sans plus tarder d’une seconde ! D’une rafale ! Je m’embrase d’effarante impatience héroïque ! J’ai bouffé l’enfer ! Messiman Lévy m’a promis le bonheur du genre humain ! Jeveux tout connaître ! Tout reluire ! Je veux jouir de tous les côtés, comme le schrapnell terrifique au but de mort ! Tout or ! tout feu !

 
Dans l’énorme bacchanale propagandiste américaine, le cinéma new-yorkais donne son maximum. On pouvait s’y attendre. Les films sont exorbitants de haine démocratique. Absolument démonstratifs de la fantastique dégueulasserie fasciste, irréfutables, tandis que tout transportés au contraire à l’admiration palpitante pour les chevaleresques armées démocratiques, de plus en plus pacifiques, protectrices des opprimés, défenderesses du droit menacé, rempart des libertés démocratiques républicaines et maçonniques. Ce ne sontqu’atrocités nazistes, fascistes, japonaises, espagnoles, italiennes, enfants écartelés, vieillards démantibulés, villes carambouillées, hideurs, décombres, martyrs pantelants partout où la Bête anti-juive s’est abattue. Atroces rapines, ruées diaboliques. Trois heures de spectacle permanent. On nous gave de documentation catastrophique. Le remède est à côté du mal, heureusement ! On nous le présente. Il défile… Pour sauver, protéger, les libres démocraties ?quel moyen ? quel remède ? Je vous le demande ? Sur qui les démocraties peuvent-elles compter ? Petit futé ! Ah ! vous brûlez ! Vous commencez à connaître votre leçon… Mais survotre viande ! Sainte Nitouche ! Sur les excellentes armées européennes démocratiques ! Si tellement animées d’un si bel esprit défenseur et vengeur ! Si vaillantes ! Avec leurs si [52]excellents maréchaux ! si maçons, leurs si merveilleux effectifs, si bien entraînés à se faire chipolater en toutes conditions mitraillantes, hypercombattants pour la sauvegarde de tous cimetières, billards, charniers, et monuments funéraires. Vous défilez déjà là-bas comme si vous repreniez la Lorraine encore et à pleins écrans ! Français pioupious ! Charmantes anticipations ! Envoyez Sambre et Meuse ! bras dessus, bras dessous avec les vaillants Russes ! Tenez-vous bien, les soldats de la Russie “démocratique”… Nuance. Staline, « l’homme de fer des démocraties ! » Portrait géant. Et la splendide armée chinoise donc ! Et Tchang-Kai-Chek ! notre non moins démocratique, magnifique allié ! Tout pour la Croisade ! Enfin toutes les phalanges démocratiques, trépidantes d’en découdre, impossible de lesretenir !... Et de toute la plus vaillante, suprêmement républicaine armée tchécoslovaque, terreur des tyrans totalitaires (textuel). Vous êtes servis ! Et figures toujours plus émouvantes de Masaryk, de Benès. Olympiens, binoclés, scellés, secréteux, maçonniques, dignementréprobateurs. Faux témoins jupitériens. Crapules exécutantes des grands desseins juifs. Tartufes effrénés, pousseur au crime, pompeux digresseurs, pourvoyeurs fanatiques, provocateurs en tous carnages. Pour porter au comble l’enthousiasme de cette lumineuse propaganderie, de prodigieuse portée libératrice, l’on nous donne à présent Roosevelt-Rosenfelt ! bouquet ! en personne ! au plus immense agrandissement ! toute la gueule ! toute la grimace ! toute sa plus imbécile contorsion, baverie, hurlerie imprécatoire ! macaque en folie oratrice, toujours plus démesuré, encore plus énorme ! plus pitre ! au premier plan ! Je vous fascine ! Je vous tance ! Vous admoneste ! Vous adjure ! Vous hypnotise ! Il en louche,l’abominable ! Et ça gronde et ça tempête ! ce niagara du postillon ! Ça tonitrue dans l’exhorde ! Il nous en veut quand on s’élance pas dans les conflagrations tout de suite ! purificatrices ! Le fascisme, ça le tient aussi ! Tous ils répètent la même chose ! Ils nous déclarent bien équivoques dans nos façons de lambiner, de réfléchir sur les détails… [53] Le devoir nous appelle aux combats, oui zou merde ? Voilà ! That is the question ! Et c’est pesé immédiatement, très irréfutable ! il est plus formel encore que MrPétain pour tout ce qui concerne la vaillance des anciens combattants, des présents combattants, des futursmorts ! MrRosenfeld! Il ne parle que d’union mondiale contre les fascismes ! Il y tient ! Il ne conçoit les choses qu’à l’universelle échelle. C’est un véritable cyclope ce louchailleur postilloneux ! Il se met en verve que pour l’immense, l’infini. Il nous fade. Il nous annonce, il nous promet, si nous sortons de nos torpeurs, des épurations mondiales, pharamineusement triomphantes, des victoires démocratiques absolument libératrices, de quoi bien tous nouspassionner, de feux fuyants en mitraillettes, pendant encore au moins deux siècles ! La gâterie dépasse toute estimation ! Que l’on pavoise ! C’est gagné ! Qu’on lampionne tout de suite ! Et que ça lambille de Vladivostock à Bécon ! L’avenir est à nous ! Roosevelt nous le confectionne ! Il insiste encore… Ah ! nous voici sonoriquement prévenus ! Rien à réfuter. L’avenir tout saignant, pâmant, juteux à point, bleu de mouches, savoureusement cadavérique. Il nous met les points sur les i, Roosevelt-Rosenfelt ! « Que ça doit pas recommencer l’histoire de la petite Belgique ! Que l’admirable petite laborieuse Tchécoslovaquie, comprenez le tortueux tartufier complotique ghetto Masaryk-Benesh, si vous ne vous décanillez, sautez à vos baïonnettes ! elle va subir votre petite sœur , à son tour, l’abominableviol teuton ! La ruée de l’infâme ! Écoutez ce fumier d’Hitler qu’est déjà par là, tout bandant,affutant, spumeux à la porte… » C’est révoltant pour des âmes pures, comme Roosevelt… Sasoon, Litvinof, des salacites semblables ! Ah ! Vous avez juste une minute pour conjurer la catastrophe ! L’écroulement des Loges du Mittel Europa ! La calamité inexpiable ! Allons que ça fonce ! aux dépôts !éperdus de joie croisadière ! À la géante échauffourée ! le trèpe en hordes salvatrices puantes le meurtre et l’oignon ! Ah ! C’est pas par des propos nuancés, des philosopheries insidieuses, c’est par des injures très tonitruantes, des engueulades catégoriques, des provocations bien rugies, [54] dessommations d’ultime urgence, qu’on nous réveille les sentiments. En des temps moins équivoques, dans n’importe lequel de ces films, on aurait trouvé facilement les motifs de 12 ou 15 ultimatums. Des “casus-belli” plein la crèche.Personnellement je trouve Hitler, Franco, Mussolini fabuleusement débonnaires, admirablement magnanimes, infiniment trop, à mon sens, pacifistes bêlants pour tout dire, à 250 Prix Nobel, hors concours, par acclamations ! Ça durera peut-être pas toujours. Les glaves ça retombe quelquefois. Je voudrais qu’il en reprenne plein la face, moi, le Roosevelt, et des grands comme l’Atlantique, et tout en vitriol. Mais c’est bien trop espérer des astres et des vents de ce monde.

 
L’adorable c’est qu’à cent pas de ces filmasseries terribles, dans la 42èmeOuest, rutilent, flamboyants, en plein prospérité, gloire, les fameux “Burlesks” (formule Minsky) sortes d’Hyperevues à la “Casino”, judéo-byzantines tout à fait de même, sans aucune prétention artistique, mais alors directement sadiques, catégoriquement érotiques, lupanaresques, cruellement onaniques. Furieuses Kasbahs sèches à 50 cents le fauteuil, dont le client est viré, bousculé hors, par la “prochaine”, effaré, langue pendante, queue perdue, sperme en poison. Le traquenard juif à la miche folle, le chantage au cul bouillant. Comme spectacle c’est pas difficile, on comprend tout de suite, ça consiste rien qu’en coïts, mais mimés, des “eaux à laconasse” fougueusement simulées, par des artistes typiquement splendides, des créatures bouleversantes, bandatoires à mort, faut reconnaître, des brunes, des blondes, des longilignes, des rouquines, des menues, des trapues, des langoureuses, des chichiteuses, des sauvages, des dodues, des vampiriques, des fulgurantes, tous les goûts. Pas de dégoût. Un assortimentdiabolique de carnations éblouissantes. Du sex-appeal vertigineux, le tout en convulsions égarantes, ondulatoires. Offrandes, reptations, trémulations, extases hypnotiques… En musique toute cette fan-[56]tasia, insistante, baratinante, impitoyable. Comble de la Tentalerie. Ces stupres ne nous sont offerts qu’après d’interminables, très réticents déshabillages, allées, venues, voltes, échappées, revenez-y de croupes, gigoteries de fessiers, fricoteries vibratoires, effrénésies de charmes, écartement de toisons, délires de moules, tribulations merveilleuses de tous les trésors au pavois… Ça va mal ! Ça va trop bien ! Des séancespareilles seraient impossibles ailleurs qu’à New-York. Elles ne sont tolérées là-bas, les censures ne les passe qu’à une condition, qu’elles soient toujours présentées comme« Séances Françaises », spectacles typiquement, authentiquement français. Saloperies biendocumentaires sur nos manières si révoltantes, notre dégénérescence célèbre, nos débordements obscènes, nos mœurs de tarés monstrueux, légendaires. Mrla Guardia, maire juif de New-York, les trouve à ce titre excellentes, éducatrices au possible, vrais spectacles depréservation sociale. (Des choses que les adultes doivent tout de même connaître !) Et l’Ambassade de France aussi, forcément, est du même avis, la même distinguée qui patronne le terrible Office des Informations Françaises et la filmerie croisadière. C’est un tout. Le cycleest fermé. C’est du rapprochement franco-américain ou je ne m’y connais pas. On va nousvoir aux Burlesques, comme nous allons nous aux singes, au Jardin des plantes, nous marrer de leurs facéties, de leurs saloperies, de leurs trouvailles trouducutières, de leurs branleries désopilantes, de leur priapisme atterrant. On ne demande pas aux macaques d’être réservés dans leurs mœurs. On nous en demande pas tant non plus ! Au contraire ! Ça serait une grande déception pour toute l’Amérique, si on nous trouvait un jour autrement qu’invinciblementdégueulasses, hantés du panais, hallucinés par la conasse, éperdus d’éjaculations, dans toute les conditions possibles et les plus grotesques, les plus infamantes, les meilleures, les plusfrançaises forcément, les plus pittoresques à regarder. D’ailleurs, pour plus de certitude, pour la garantie d’origine, à la porte de chaque Music-Hall si gentiment spécia-[57]lisé, un pitre foudré, fardé, en grande tenue d’officier de Hussards, parade, vocifère, ameute toute la 42ème! « Entrez ! Entrez ! Vous serez contents ! Vous regretterez pas vos 50 cents ! Vous allez voir à l’intérieur, Messieurs, Mesdames ! Leplus beau spectacle ! L’inoubliable spectacle ! absolument français ! Le plus véritablement français ! L’officiel !... La vie amoureuse des Français ! Spectacle que tout Américain doit avoir vu ! Comment on ne peut voir ça qu’à Paris ! Capitale de la France ! Entrez ! » Nous sommes maintenant tombés si bas dans l’estime universelle (la conscience universelle dont nos cancans sont pleins), que la judéo-gangstérie qu’est pourtant bien une fiente affreuse, peut tout de même se payer le luxe de nous glaver pour 50 cents. Ils oseraient jamais faire ça aux métèques les plus dépréciés, les plus mal blairés, même au Japonais, même aux Mexicains, même aux pires moudjikans tordus. Ils auraient peur des histoires. Mais avec nous ! Pourquoi se gêner ? N’est ce pas comité France-Amérique ? Maurois, Herzog, Pétain, Lebrun, Chambrun, etc… qu’ils auraient bien tort ? Qu’ils ont vraiment rien à craindre ? Que c’est entendu qu’on est merdes !

Aucune illusion à se faire, les judéo-américains (c’est-à-dire en somme toute l’Amérique) ne nous rendent l’estime, ne commencent à nous considérer qu’au moment où le clairon rallie nos viandes, si corrompues déjà, vers les boucheries rédemptrices, les grands abattoirs batailleurs. En ces occasions flamboyantes l’on nous pardonne tous nos vices, nos tares pendables, notre crapulerie légendaire. Pourvu que la barbaque s’élance, tout va bien, c’est l’amnistie ! Tout fait carnage ! Tout fait charnier ! Tout fait commandes ! La gangsterie du dollar se montre d’un seul coup extrêmement indulgente. Elle passe l’éponge. Elle ne nous piffe pour résumer qu’en temps de guerre. En temps de paix, c’est lespincettes, le pilori permanent. À part Messieurs Benda, Maurois, Jouhaux, Max Lintran, et puis encore trois ou quatre autres, de grands apanages, Juifs de naissance, ou synthétiques, quelques Maréchaux quémandeurs, l’Amérique ne nous conçoit guère que maquereaux, ruffians, larbins de cuisine mendigots. C’est pesé une bonne fois pour toutes. Nos femmes, bien plus serviles, encore, se livrent pour des petits pourboires, toutes cavaleuses, vieillotes, jacassières, ventres pourris, trop heureuses quand on leur fait signe. [59] Elles ont beau se rendre très aimables, elles ont bien de la peine à se défendre. Elles retiennent l’homme qu’au pompier. Sur l’article, alors, imbattables !

Autres “Burlesks”… Interview de Benoît Frachon et déclaration de sa Ventripotence juive Jouhaux, retour d’Amérique. (Humanité du 30 septembre 1938)

« — Tu as passé quelques jours à New-York et précisément au moment où fut connu l’accord Hitler-Chamberlain-Daladier au sujet de la Tchécoslovaquie. Quelle fut la réaction aux Etats-Unis ?« — L’opinion aux Etats-Unis fut stupéfaite de cette attitude jugée scandaleuse du gouvernement français. Ce manquement aux engagements était très sévèrement jugé. Nousétions assaillis de questions inquiètes. Toutes se terminaient par cette espèce de supplique : “Mais, dites-nous, n’est-ce pas, ce n’est pas là l’opinion du peuple de France ? Ce dernier réagira, il n’est pas possible que la France du Front Populaire, que nous aimons, abandonneainsi la lutte pour la paix, et la démocratie ?” »


Naturellement c’était bien là notre conviction. J’ai vu des hommes politiques influents pousser un véritable soupir de satisfaction quand, le soir, ils lurent dans un communiqué de l’United Press la déclaration de Jouhaux qui disait : [61] « Les travailleurs français n’accepteront jamais une telle proposition, même de la Chambre des députés à laquelle on doit soumettre ce plan absurde. » Combien y avait-il de Juifs et de “maçons” parmi les “questionneurs inquiets” ? That is the question ? Combien d’usiniers de guerre juifs parmi les “pousseurs de soupirs de satisfaction” ? Certainement Barush, véritable empereur des États-Unis, le plus grand usinier de guerre du Monde.


Encore un truculent spectacle à ne louper à aucun prix. Le départ du Normandie de New-York. Normandie ! triomphe de nos contributions, le plus crâneur de nos déficits. Sur 3 000 passagers, au moins 2 500 Juifs. À nous Aryens “assujettis” du génie français tout le déficit ! On est des gaillards prestigieux, des vicieux de la folle ceinture. Aux rats juifs du monde entier les prélassements inédits, les vogues les plus exorbitantes, le caviar à la louche de nos centimes additionnels. C’est plus de la passion, c’est de la vraie furie youtrissime
pourgrimper, grouiller sur ce bord, renifler, machillonner tout le sortilège du luxe, toute l’opulencetalmudique de l’énorme rafiot. On dirait que les pires rats youtres, les plus pernicieux del’espèce, les plus paniqueurs, ont opté pour la Normandie, pour la gigantesque panse, le fantastique tout en or, pour nef du prochain déluge. C’est vrai qu’elle représente très bien tout l’exact du Juif. Comment vous figurer la chose ? imaginez-vous les Champs-Élysées montés sur péniche… mais alors des Champs-Élysées devenus encore bien plus juifs, parvenus à l’aurification suprême, absolue, des Champs-Élysées pour milliardaires en haschisch. Des Champs-Élysées [63] encastrés, boulonnés dans le coffre-fort transatlantique le plus colossal, le plus spectaculaire, le plus juif du monde. Les cabines ? autant d’éblouissants coffrets, avec tous les souks autour,
babord, tribord, dessous, dessus, de l’or ! boutiques, terrasses, coiffeurs, piscines, télégraphe, bars, sur-bars, et contre-bars tout ruisselants d’or ! chiots, ascenseurs, musiques, manucures, capitaines, serviteurs, absolument garantis or ! plaqués or ! sertis or ! fondus or ! tout or !... L’on s’en nourrit d’or, l’on s’en bâfre, l’on s’en regorge, l’on s’en dégueule, l’on s’en évanouit.

Va petit mousse
Tout l’or te pousse !

Il en gicle partout, ça pisse l’or, les bienheureux embarqués tombent malades d’or. Ils vont, surgavés, crever
d’or. Le médecin de ce bord en or, accourt tout en or pour émollir un peu vos tripes, obstruées d’or, vous faire filtrer le surcroît d’or, qui vous bloque (hé, hé) les conduites intimes. Douleurs trop divines ! Il vous évacue, il vous délivre adorablement, avec le sourire tout en or, d’un formidable étron précieux, contenant au moins 500 carats d’or !... C’est pas difficile decomprendre que les Juifs adorent une navigation pareille, tout en carats. Ah ! Ils en raffolent de leur caravelle, cent mille fois plus miraculeuse que tous les Mayflowers leur Ben Normandie, la phénoménale, gigantesque boursouflure flottante, le ventre d’or transatlantique de la Jew Line. Y a même plus de jalousie possible entre les classes, tellement on se trouve bien entre Juifs, heureux, exaucés, triomphants, épanouis. C’est le Paradis ! C’est l’Extase !Pilgrims en délirante goguette. “La
divine grouillerie”, les suites du Mayflower… L’unanimité, la communion dans l’or ! La haine des classes c’est pour nous. Entre Juifs : émulation, admiration, mais jamais de haine. Toujours Wendel, jamais Rothschild ! Toute la youpasserie en transe, affolée de condiments, d’omnipotence, bâfre cinq jours et
cinq nuits sansdésemparer, toutes les tribus à la curée des menus de plus en plus formidables, à rugir d’extase, de transsubstantations alimentaires, par langoustes, limandes en or, artichauts d’or, épinards de même, poulardes à la fraise, en or. [64] On ne sait plus. Des stupres de matières avalables à faire
rouler le géant des Mers bord sur bord. Des plus radines enfouies troisièmes (l’or en filament) aux plus exclusives boudoiries d’hyperluxe-Premières (l’or à la flopée) c’est l’exquis vertige jubilant, de courtines en couloirs d’or, de gradins aux salons, plusimmensément aurifiés les uns que les autres, de plus en
plus juifs, ruisselants, épanouis, abracadabrants d’or. “Mille et une nuits de Shylock”, jusqu’aux volières cristal et or ! tout le rêve du Paradis juif, sous la main, là, très potable, palpable, buvable, goinfrable, chiable ! Hypersouk paradisiaque, chef-d’œuvre du très grand goût français, orgueil de notre pavillon ! Décoré entièrement youtre ! Tradition ! Prestige ! Salut ! Trois couleurs ! Quatre ! L’or foutre ! qui les avale toutes ! Synthèse de l’art juif français ! de la nation juive française ! Contribuables ! vous êtes plus cons que Louis XIV, lui au moins il profitait de Versailles. Il y demeurait. Vous êtes bien pires, vous vous faites construire des Palaces flottants, bien plus extravagants, plus déficitaires que tous ses Trianons juste pour faire naviguer
vos rats. Vous êtes plus faciles à duper que les sujets de Louis XIV. Toute la grouillerie juive, la porcine, aux délices, dans la calebasse à Mammon. C’est mince, c’est tout mince quand même la coque d’un si gros, si géant transatlantique… Ça frémit, ça grince, ça trembloche, ça joue… ça fuit… C’est pas trèssolide… et puis là-dedans c’est plein de Juifs… dans tout cet or… et puis ça flotte sur des abîmes… si profonds… sur des nuits et des nuits d’oubli… C’est seulement pour l’équipage… Les rabbins du port de New-York ils se gafent
d’ailleurs de certaines choses, ils sont pas si fous… ils connaissent eux les sens occultes, les symboles du Ben Normandie, y a pas que la cocaïne qui les intéresse… Ils savent bien que chaque départ est une maille de plus dans la trame… Ils se gourrent pas… Ils arrivent en chœur à chaque levée d’ancre. Pour chaquedépart, ils sont là, et pas tout seuls, je vous prie, avec toute leur clique croassière, tous les chantres de leurs synagogues. Et pendant des heures ça sup-[65]plique, ça cantate, ça nasonne, ça vociféraille en yiddisch, à gueule que veux-tu, hagards, convulsés, possédés, effrayants… juste sous la passerelle…
Une séance de Sabbat farouche… Le Rabbin du bord, celui qui s’en va, reprend au refrain la hurlerie. Il vocalise dans la tourmente, il bat la mesure, il gémit… Tous ils chialent du coup, unanimes, ceux qui restent et ceux qui s’en vont… C’est des grands sanglots très tragiques, des très hautes lamentations perçantes, des râles, en pleine sirène du départ… Ça dépasse même le déchirement… À toute vapeur capitaine ! Ça va ! vous pouvez partir ! vous avez ce qu’il vous faut ! Il est beau le Super-Navire ! Il est plein d’Apôtres ! Et
des ardents ! des super-Saint-Pierre ! des gens qui flottent que pourris d’or, par la force de l’or ! dans la force de l’or.

Il ne faut rien exagérer. La judéo-gangsterie américaine a beau raffûter son boucan énorme, c’est pas elle quand même qui décide des choses vraiment graves, celles qui engagenttoute la juiverie. Pas du tout ! Dans les Conciles décisifs de la Politique juive mondiale, Washington compte pour du beurre. Le personnel
politique judéo-américain s’est toujours, partout, démontré d’une connerie sans nom. Il a pas droit à la parole. C’est Londres-l’hypocrite qui garde la haute main, le pouvoir très absolu, (par l’Intelligence Service) deguerre et de paix. Washington ne rame qu’à la traîne avec son quarteron marrant de féodaux de la
conserve et du soutien-gorge, éberlués du dollar, vieux aventuriers goujatiers, exhibitionnistes, analphabets retraités dans les protocoleries gâteuses. Washington-la-conne n’ose jamais, ne prend jamais sur la scène mondiale d’initiatives majeures. C’est toujours Londres qui la règle dans toutes ses allures, fringantes, endiablées, sournoises, sermonneuses. C’est Londres aussi qui règle Moscou dans ses perversités geôlières, ses partouzesd’aveux spontanés, autant, pas plus, mais pas moins qu’elle oriente tous nos Orients, nos Loges pas souveraines, nos trébuchets ministériels, notre démocratie française haletante.
Les Sages de Londres ne demandent aux judéo-américains, obtuses, dépravées, [67] infantiles brutes, que leur pétrole surabondant, leur coton, leurs avions, leur cinéma, leur or, leur 70 pour 100 de l’Industrie mondiale, leur inégalable tapagerie-bastringue, leur propaganderie abracadabrante, leur bluff cyclopéen.
C’est tout. Le matériel en temps voulu, la hurlerie entemps voulu. Pas davantage. On leur demande jamais d’idées, surtout pas d’idées, on leur en fait grâce. Les judéo-américains sont célèbrement idiots, atterrants de sottise, voyez Roosevelt, Otto Khan,Morgenthau, Filène, Barush, Rosenthal… Regardez ces têtes de cons… Sottise en personnes ! Londres se méfie de leurs idées pire que de la peste. Les judéo-américains ne se mettent en branle qu’au commandement de la Cité, pour déverser leur brocante, à toute berzingue, toute leur quincaillerie, le crédit, leurs huiles puantes, leur tintamarre, leurs filmeries, où on leur dit,ici, là-bas à l’endroit juste… Tous les déclics, de la Guerre, de la Paix, sont à Londres.

 


LA 3eme PARTIE DE "L'ÉCOLE DES CADAVRES"

de LOUIS FERDINAND CÉLINE EST ICI

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