"BAGATELLES POUR UN MASSACRE" de LOUIS-FERDINAND CELINE (3eme partie)

Publié le par Zoso

" Peuples, soyez attentifs, car l’indignation du Seigneur va fondre sur toutes les nations. Sa fureur sur toutes les armées. Elles mourront de mort sanglante, et ceux qui auront été tués seront jetés là, une puanteur horrible s’élèvera de leurs corps, et les montagnes dégoutteront de sang. "

ISAÏE

Ils les connaissent eux, dans les coins, les secrets de l’opinion publique, les youtres qui dirigent l’Univers, ils ont toutes les ficelles en mains. Propagande, or, publicité, radio, presse, " petites enveloppes ", cinéma. D’Hollywood la juive à Moscou la youtre, même boutique, même téléphone, mêmes agences, mêmes youtres aux écoutes, à la caisse, aux affaires, et puis, en bas, rampant au sol, la même masse, plastique, imbécile, l’aryenne étendue de brutes bornées, crédules divisées, devant, derrière, autour, partout... L’immensité des viandes saoules, la moquette universelle râleuse et grouillante pour pieds juifs. Pourquoi se gêner ?... Comment éberluer, tenir dans les chaînes toutes ces viandes mornes ?... en plus des discours et de l’alcool ? Par la radio, le cinéma ! On leur fabrique des dieux nouveaux ! Et du même coup, s’il le faut, plus idoles nouvelles par mois ! De plus en plus niaises et plus creuses ! Mr. Fairbank, Mr. Powell, donnerez-vous l’immense joie aux multitudes qui vous adulent, de daigner un petit instant paraître en personne ? Dans toute votre gloire bouleversante ? Épanouissime ? Quelque secondes éternelles ? Sur un trône tout en or massif ? Que cinquante nations du monde puissent enfin contempler dans la chair de Dieu !... Ce n’est plus aux artistes inouïs, aux génies sublimissimes que s’adressent nos timides prières... nos ferveurs brûlantes... c’est aux dieux, aux dieux des veaux... les plus puissants, les plus réels de tous les dieux... Comment se fabriquent, je vous demande, les idoles dont se peuplent tous les rêves des générations d’aujourd’hui ? Comment le plus infime crétin, le canard le plus rebutant, la plus désespérante donzelle, peuvent-ils se muer en dieux ?... déesses ?... recueillir plus d’âmes en un jour que Jésus-Christ en deux mille ans ?... Publicité ! Que demande toute la foule moderne ? Elle demande à se mettre à genoux devant l’or et devant la merde !... Elle a le goût du faux, du bidon, de la farcie connerie, comme aucune foule n’eut jamais dans toutes les pires antiquités... Du coup, on la gave, elle en crève... Et plus nulle, plus insignifiante est l’idole choisie au départ, plus elle a de chances de triompher dans le cœur des foules... mieux la publicité s’accroche à sa nullité, pénètre, entraîne toute l’idolâtrie... Ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture. On fabrique un Joseph Staline comme une Jean Crawford, même procédé, même culot, même escroquerie, mêmes Juifs effrontés aux ficelles. Entre Hollywood, Paris, New York et Moscou un circuit de bourrage continu. Charlie Chaplin travaille aussi, magnifiquement, pour la cause, c’est un grand pionnier de l’Impérialisme juif. Il est du grand secret. Vive le bon pleurnichage juif ! Vive la complainte qui réussit ! Vive l’immense lamentation ! Elle attendrit tous les bons cœurs, elle fait tomber avec l’or toutes les murailles qui se présentent. Il rend tous ces cons goymes encore plus friables, nouilles, malléables, empapaoutables, anti-préjugés ceci, anti-préjugés cela, " humanitaires " c’est tout dire, internationaux... en attendant je les connais bien ! Qu’on les file en bottes ! à la juive ! Arrangés aux petits obus ! Dans le fondu sentimenteux le Juif taille, découpe, ronge, effrite, empoisonne, prospère. Les malheurs du pauvre exploité, du calicot de chez Bader, du forçat de chez Citroën, Chaplin comme il peut s’en foutre, lui, plein de milliards... Vive l’excellente jérémiade ! Vivent les temps modernes ! Vivent les bons Soviets, bien youpins ! Rien ne résiste à la propagande, le tout est d’y mettre assez d’or... et les Juifs possèdent tout l’or du monde... des Monts Oural à l’Alaska ! de Californie jusqu’en Perse ! Du Klondike à la Cité ! " Cité " ! " Lyonnais " ! Guichets où se raccrochent, à geindre, ces sucrés de paumés d’Aryens ! le guichet des Lamentations ! L’armée des croupions surtendus ! La ruée vers l’or des emprunts mous ! Pleurer nourrit ! Pleurer fait fondre ! PIeurer c’est le triomphe des Juifs ! Réussit admirablement ! Le monde à nous par les larmes ! Vingt millions de martyrs bien entraînés c’est une force ! Les persécutés surgissent, hâves, blêmis, de la nuit des temps, des siècles de torture... L.es voici les fantômes... remords... suspendus à nos flancs... Léon Blum,... Hayes,... Zuckor.... Litvinoff,... Lévitan,... Brunschwig... Bernstein,... Bader.... Kérensky,... cent mille Lévy,... Chaplin le crucifié... Les Marx Brothers tragédiques... Nous avons fait trop de martyrs... Comment racheter tous nos crimes.... Nous les avons fait trop souffrir... Vite, faut qu’ils prennent tous nos boulots, tout notre petit pèze... Nos ultimes petits fifrelins. Il faut qu’on nous saigne encore... à fond... deux... trois... dix guerres bien atroces. Faut qu’on abatte toutes les frontières avec nos viandes de vaches aryennes... Trop justes à présent, les pogroms... pour nous, Nom de Dieu ! Tout pour nous !... Trop juste qu’ils organisent. C’est une bénédiction du Ciel ! Je me ferais tatouer le Golgotha, moi, pour me faire pardonner.

Jéhovah créa les nations pour qu’elles soient immolées comme autant de victimes humaines en expiation des péchés d’Israël.

Je monte là-haut, je vais voir Popaul, mon pote. Je l’avais pas vu depuis un moment. Il demeure au sommet de Montmartre. Popaul, c’est un vieux Montmartrois, il est pas venu de sa Corrèze, pour découvrir le maquis. Il a été préconçu dans les jardins de la Galette, un soir de 14 juillet, c’est le Montmartre " de ses moins de neuf mois ". Alors c’est un " pur de pur ". Je sais qu’il aime bien le bourgueil, je lui en monte un petit flacon, question de le mettre en bonne humeur. Je veux qu’il me cause ! Il est peintre, c’est tout vous dire, au coin de l’impasse Girardon. Il barbouille quand il pleut pas trop, quand il pleut trop, ça devient trop sombre dans son atelier. Quand il fait beau, par exemple, on est alors bien mieux dehors, sur le banc de l’avenue Junot à regarder les petits oiseaux, les petits arbres comment qu’ils poussent, qu’ils se dépêchent pour pas crever, du mazout. On prend le soleil comme des vieux piafs. Popol, il a eu du mal à trouver la bonne condition, favorable pour sa barbouille, entre trop d’ombre et trop de soleil. Popol, c’est un mutilé, un grand mutilé de la grande guerre, il a donné une jambe entière pour la défense de la Patrie.

Je lui apprends tout de suite d’emblée que je suis devenu antisémite et pas un petit peu pour de rire, mais férocement jusqu’aux rognons !... à mettre tous les youtres en l’air ! Phalanges, en denses cohortes, en bataillons à les faire charger contre Hitler, reprendre la Sarre, à eux tout seuls !...

– Merde ! qu’il me fait... T’auras du coton !... Les Juifs, ils sont tous au pouvoir... Ils peuvent pas s’absenter comme ça !... T’y penses tout de même pas !...Ça serait l’anarchie !... La pagaie !... C’est des personnes indispensables ! Ta croisade elle se présente pas bien !... T’auras du mal à les sortir... Les youtres c’est comme les punaises... Quand t’en prends une seule dans un plume, c’est qu’elles sont dix mille à l’étage ! Un million dans toute la crèche... C’est pas la peine d’insister... Tu vas te faire étendre, malheureux ! Tu sais pas où tu mets les doigts ! Tu connais pas le " mauvais café " ? Tu fais l’esprit fort ! Le fendard ! Tu vas te réveiller sur un marbre... Il va te tomber un de ces soirs une drôle de tuile sur la pêche quand tu reviens de ton dispensaire... qu’il pleut le long des maisons... Tu peux t’acheter une cloche en zinc, une bourguignotte... T’es con de t’agiter, vieux tordu !... C’est le retour d’âge qui te tracasse... C’est la bicyclette qui te vaut rien ! T’es pas fait pour la vitesse... ça te fait délirer... Je t’avais dit de faire bien gaffe... T’as plus l’âge, en vérité... à quarante trois ans... (il est jaloux il peut plus monter en vélo à cause de sa jambe)... à moins que tu veuilles faire comme Hitler... Mais t’as pas le genre tyrolien... Tu peux pas faire trou-la-itou... Tu te feras siffler raide comme balle ! Tu veux faire ton petit Barrès ? Ton Bolivar ? Ta Jeanne d’Arc ? Annunzio ? Les Juifs, c’est mariole, mon pote, tu seras détruit calamiteux ver de vase Ferdinand ! Avant que t’aies dit ouf !... Ils te feront repasser... pas eux-mêmes !... mais par tes propres frères de race... Je te le prédis ! Ils ont tous les tours dans leur sac !...C’est des fakirs cent pour cent... Ils ont tout l’Orient dans leur fouille... Ils passent... ils promettent... ils jaspinent... ils avalent tout... Ils rendent jamais rien !... Ils s’en vont plus loin, ils partent avec ton auber et ton âme... Tu te retrouves plus !... C’est les juifs errants mon pote, citoyens du monde ! Escrocs de tout ! Passe-partout ! Ils te vident les fouilles et la tête, ils te dépouillent, ils te sucent le sang... Et tu vas te racheter par lambeaux ! Tu les rinces, les mêmes, encore ! Dans les Beaux-Arts, ils ont tout pris ! Tous les primitifs ! Les folklores ! Sauce juive ! Les critiques, tous juifs, francs-maçons, entonnent en chœur, hurlent au génie ! C’est normal, c’est bien régulier dans un sens : de toutes les écoles ils sont maîtres, tyrans, propriétaires absolus, de tous les Beaux-Arts du monde, surtout en France. Tous les professeurs, tous les jurys, les galeries, les expositions sont à présent pleinement youtres C’est pas la peine de réagir... Moi si j’avais ta grande gueule, je jouerais au ballon avec eux... A ta place. je me ferais franc-maçon... C’est le baptême pour un Aryen ! Ça te laverait un petit peu... Ça te ferait un petit peu nègre... Ça te ferait moins de péché... Blanchir il faut plus en France... c’est " noircir " qu’il faut... L’avenir est aux nègres ! Nom du cul !...

– Ah ! que je sursaute, Popol ! Tu me navres ! Tu m’épouvantes ! Je croyais trouver un ami ! Un vrai soldat pour ma cause ! Et tu me conseilles de m’évanouir... Ça devenait trop grave pour se discuter en plein air... Rentrons, que je fais...

Je poursuivais mon raisonnement tout au fond de son atelier. Après tout, ça m’était égal, d’avoir le monde entier contre moi, dans la croisade antisémite. Mais j’aurais tenu à Popol ! Un frère de guerre ça compte quand même... Je l’exhorte encore un peu...

– Comment, toi Popol,... tu te dégonfles ?... Un vrai Médaillé militaire décoré sur les champs de bataille... tu trouves ça bien régulier ?... Que pour chaque Français du sol, crevé sous les balles ennemies des Flandres à Verdun, on se fasse à présent inonder par dix mille youtres, tous bien coucous, racistes à mort, insatiables ?... Il faudrait peut-être nous, qu’on se déguise, qu’on se fasse tolérer en carpette ? au son de l’Internationale ?... en vase de nuit... en gramophone pour silence ?...

– Et le prolétaire qu’en fais-tu ? qu’il me répond...

– Il sera fleur lui, comme toujours. Il est alcoolique et cocu. Le communisme c’est qu’un vocable pour réunions, une gigantesque stavisquerie ! T’as vu les chœurs rouges maintenant, ils nous donnent tout rafraîchi le " Chant du départ " à la sauce internationale... Ça te dit rien ? Demain, tous les charniers de monde débiteront de la viande " kachère " sur tous les hymnes favoris... J’entends déjà " dans la carrière " Blaoum proposer de l’Aryen, en hachis " à la carmagnole " ! N’importe quelle révolution tourne aussitôt débutée, en Topazerie fantastique. Les grands aieux de 93 furent tous cupides à qui mieux mieux... Fous délirants de bien se remplir... Tous ils ont foncé dans la caisse, " estouffarès " le patrimoine. Et tant que ça peut, ni plus ni moins que Gens de Cour... Les idées, les apostrophes les plus huppées, fringantes doctrines, ne servent, c’est prouvé, jamais, en définitive, qu’à s’arracher les esclaves, éberlués devant les baraques, transis d’avoir à choisir parmi les violentes distractions, les gueules ouvertes... Qui monte la plus belle entourloupe dans la foire du monde, prendra le plus de foule dans ses planches. Tout le monde entrera... Que tout le monde, que le trèpe fonce, se précipite ! Vous ne savez pas tous, figures, comme dehors vous êtes malheureux ! Les gonds pivotent, les chaînes retombent. le tour est joué... Salut vilains zoizeaux !... En revoilà pour trois,... quatre siècles,... dix, vingt... d’après la force des cloisons. Tel maître aussi fumier qu’un autre, tous aussi menteurs, fourbes, hystériques et lâches... Plus ou moins sadiques. Mais ils croissent en charognerie à la mesure des expériences... Ils profitent, s’instruisent... comparent... Athènes... Rome... 93... Les Romanoff... Les Juifs, ils étudient beaucoup, complotent sans arrêt... Les " banquistes " de la Commune juive sont au point... Ils battent l’estrade à grands flonflons... Prolos ! Mes frères martyrisés, prolos des cent pays du monde... je suis mûr pour vous affranchir ! Je m’en ressens au maximum ! Pour vous donner tout votre confort... Je reprends un peu la férule, pour mieux vous défendre, mes enfants... ! La sécurité de vos vieux jours !... Passez voir dans l’intérieur !... Un bon mouvement !... N’ayez pas de crainte !... Vous entendez qu’on égorge derrière la cloison ? C’est une illusion de vos sens ! C’est un triste ragot fasciste ! Allez ! Allez ! Pressons-nous ! Pressons-nous tous ! Si j’ai un gros cadenas en poigne, une clef formidable... C’est un cadeau que je veux vous faire... C’est pour mieux encore vous chérir !... pour que vous retombiez dans la vie... Allons ! Allons ! Du cinéma !... on vous en donnera tous les jours...

Le Juif international, il nous fera regretter Schneider, Thiers, Wendel et Gengis-Khan... Le Juif sera le pire des maîtres, plus renseigné, plus fielleux, plus minutieux, je vous garantis, complètement stérile, " monrovien " pour la construction, incapable de rien bâtir sauf des prisons (voir la Russie). Où il n’a pas son pareil, c’est pour éberluer l’Aryen, lui faire avaler les grenouilles, le faire rebondir comme il veut de galère en abattoir, aucune résistance sérieuse, l’occidental primate, buté, ivrogne, jobard et cocu. C’est un esclave né pour Juifs, tout cuit, ahuri dès l’école primaire par des phrases et puis par l’alcool, plus tard on l’émascule par l’instruction obligatoire... Pour être sûr qu’il s’en relèvera pas, qu’il aura plus jamais de musique, qu’il ne chantera plus jamais son petit air personnel non-juif, on lui crève l’âme, comme on crève les yeux aux pigeons, pour qu’ils ne se tirent plus. On l’achève par la vinasse. Que peut-il devenir au mieux ?... Schupo, garde-mobile, manœuvre... Chien plus ou moins. C’est-à-dire chien de Juifs. Aucun satrape aryen ne dure, ne peut durer. Ils ne brandissent les uns les autres, pour exalter leurs troupeaux de buffles, que de médiocres mystiques, régionales, rétriquées, défensives... Vous verrez Hitler ! La mesure du monde actuel, ce sont des mystiques mondiales dont il fait se prévaloir ou disparaître... Napoléon l’avait compris. Le grand secret de la jungle, de toutes les jungles, la seule vérité des hommes, des bêtes et des choses. " Être conquérant ou conquis ", seule dilemme, ultime vérité. Tout le reste n’est qu’imposture, falsifis, troufignoleries, rabâcheries électorales. Napoléon a fait tout son possible, des prodiges, pour que les blancs ne cèdent pas l’Europe aux nègres et aux asiates. Les Juifs l’ont vaincu. Depuis Waterloo le sort en est jeté. A présent, le coup n’est plus le même, ils ne sont pas chez nous, les Juifs. C’est nous qui sommes chez eux. Depuis l’avènement de la Banque Rothschild, les Juifs ont repris partout la forte idée... Ils pissent aussi eux sur les mots. Être partout, vendre tout, détenir tout, détruire tout, et l’homme blanc d’abord !... Voilà un programme consistant !...Plus tard on fera bien d’autres progrès, bien plus admirables... On se passera de l’or, des ordres précis suffiront pour la masse des esclaves. Les Juifs ne montrent pas leurs chefs... Ils tissent leur trame dans l’ombre... Ils n’exhibent que leurs pantins... leurs amuseurs, leurs " vedettes "... La passion juive, si unanime, si térébrante, est une passion de termitière. Dans la progression des vermines, tous les obstacles sont délabrés, dilués, englués peu à peu, jusqu’aux fibres... ignoblement résolus dans le pire, fienteux magma du jus pourri et des mandibules... jusqu’aux calamités totales, à l’écroulement définitif, au vide juif.

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On peut se demander pourquoi les journaux de droite, de gauche, du centre, ne racontent jamais rien des Juifs ? En tant que juifs, je veux dire activement juifs, attentivement juifs, spécifiquement juifs et racistes ?...

Quand ils se décident à nous parler des Juifs, qu’ils s’y trouvent contraints, par hasard, c’est avec d’infinies mitaines, un luxe inouï de précautions, d’éblouissants préambules, dix mille flatteries d’enfiotés : " Ce très grand artiste israélite voulait bien nous recevoir... une belle ascendance sémitique... le grand, le génial et philanthrope financier de la noble race des Rothschild... l’idéalisme éperdu, la flamme bouleversante, ce feux noir qu’on surprend aux prunelles, à fleur d’âme, chez ce jeune poète que l’ardeur messianique consume... "

Toutes les circonlucutasseries, ces servilités canines veulent dire en termes directs : " Attention ! mon petit journaleux, mon petit échotier fragile ! Attention ! Ces individus que tu vois là devant toi, sont autant de Juifs ! Fais donc bien gaffe ! Terriblement... Ils appartiennent à la race la plus puissante de l’univers... dont tu n’es de naissance qu’un des domestiques... Ils peuvent pour un mot de traviole te faire virer de ton emploi... te faire crever de faim sans appel... "

" A quel moment, Monsieur le Juif, désirez-vous que je baisse mon froc ? Aurez-vous la bonté de me mettre ?... "

Telle est la signification de ces préambules gominés, le sens profond de veulisseries poignantes.

Pendant toute l’affaire Stavisky il est passé un mot d’ordre dans toutes les rédactions du monde qui devait coûter cher par jour, une consigne formelle... On l’a intitulé turc, ce petit Juif paranoïaque, étranger perfide, métèque, espion oriental, aventurier polonais, coiffeur, heimatlos, dentiste, parachutiste. Maquereau. Tabétique, terre-neuvas... n’importe quoi... pour égarer, divertir... mais jamais le mot propre JUIF... Pourtant ce n’était que cela... Il n’avait pu réussir toutes ses entourloupes que par la force de la juiverie... Comme Loewenstein, comme Barmat, comme Mme Simpson, comme Bigore, comme toute la finance et le reste...

Remarquez un petit peu... en toute occasion similaire : la même fanfare... Rodomontades de la droite, braillage confus de la gauche, foire au centre, dégonfloirage de partout... Passez muscade ! C’est admirablement bien joué... Si vous risquiez un petit mot contre la grande invasion youtre, la colonisation de vos fesses, vous tous, autant que vous êtes journaux ! Matamores pourris ! putinisés encre comprise, jusqu’aux derniers caractères, on vous étranglerait si net que l’on oublierait en huit jours le nom même que vous arborâtes !... Jusqu’à la couleur de vos pages... Plus une annonce ! Plus un théâtre ! en cinq secondes ça serait tranché, transmis, lavé... Plus un crédit, plus un permis, plus un papier, et puis bientôt plus une nouvelle, plus un appel au téléphone, le vide !... Le Juif peut faire le désert autour de n’importe quel business, banque, industrie, théâtre ou journal... Ford qui les a en horreur, il a fallu qu’il ferme sa gueule, pourtant bien puissante. Il allait sauter dans les huit jours !... Le juif arrose ou n’arrose pas !... avec de l’or !... Ça pousse ou ça ne pousse plus. Si ça ne pousse plus, l’homme crève. Aussi brave, aussi stoïque qu’on puisse l’imaginer.

O feintes campagnes ! O furibonds compromis ! O tartuferies besogneuses ! O bougonnements de vieux larbins !... Jurez ! Anathémisez ! Sacrez ! Pourfendez la lune ! Crevez les bulles communistes ! Vitupérez dans les trombones !... Quelle importance ? Aucune ! Tous les maîtres absolus du monde, sont tous absolument des youtres ! De New York, Hollywood, Milan, Prague, Berlin, Moscou... c’est du même... en dépit de toute apparence, les mêmes compères, de la même cosmique farce... Alors qu’est-ce que ça peut bien leur foutre que les barbares dans les grilles s’agitent, se bigornent, secouent leurs chaînes et leurs entraves, comme-ci, comme-ça, pour des conneries ? Il faut remonter les boulets de quelques crans et puis c’est marre... de temps à autre. Les révolutions servent à cela... ne servent qu’à cela... tremper un peu mieux la ferraille pénitentiaire, les jolis bracelets blindés, fondus & laqno; bobards »...

Mais ! Qu’ils se disent les youtres, une constitution ? Une autre ? C’est du même pour nous youtres qui tenons le grand manche ! Le communisme ? Mais il est parfaitement en fouille ! Nous deviendrons tous des & laqno ; commissaires » le jour où les Bourses fermeront... Les Bourses, d’abord c’est des fatigues... y a des fissures... y a des goymes qui se servent encore des libertés... qui se faufilent un peu dans les rentes... Il faut que ça cesse décidément. On va supprimer ces abus !... Tout ça va rentrer dans l’ordre, dans le parfait troupeau... C’est-à-dire que les rentiers mangeront avec les autres chiens les ordures... L’or, c’est nous, Juifs ! Le Juif en or ! Et puis c’est marre !... Le monde est à nous !... c’est pas pour des frites... A nous youtres, les paranoïaques les plus ruminants de l’univers ! Qu’on est vorace à mille pour un... Le nouveau truc est déjà prêt... " La machine à sous " terrifique !... Absolument, entièrement Juive pour la transition politico-financière, avec gardes mongols... Tous les édits sont au point. Il va suffire qu’on les promulgue... Ils circulent déjà dans les Loges, on les admire fort :

" 1° Tout l’or des vraies démocraties, des vrais gouvernements du Peuple, sera réservé désormais aux échanges internationaux ; 2° Les valeurs en signes, en billets, n’auront plus cours à l’étranger, ces vignettes seront réservées à l’usage des échanges à l’intérieur. "

Voilà ce qu’ils racontent les édits de l’Avenir... et cela veut dire en français net :

" A partir du jour d’aujourd’hui, seuls les Juifs pourront voyager... " Tout seuls ou avec leur famille, ou bien encore plus gentiment avec leurs petites indigènes, bien suceuses, bien idolâtrices, petites otages intimes du lit, espiègleries coloniales.

L’or devient par ce passe-passe. La toute propriété des Juifs, des politiciens, commissaires juifs, des cadres juifs, artistes juifs... Vous saisissez ? Les indigènes de cet instant ne reçoivent plus pour leur labeur que des gages entièrement fictifs... des petits salaires en " monnaie de singe ", des " bons points ", absolument dépendants de l’arbitrage des maîtres juifs, c’est la monnaie de l’intérieur, la monnaie pâle, dite nationale, pour l’achat du kilo de pain, du cercueil, de quelques billes...

Les seigneurs juifs, toujours anxieux, persécutés, seront en perpétuel voyage d’un bout à l’autre de la planète, leur planète... Ils s’arrêteront plus... De New-York à Yokohama, de cousins en petits frères juifs, de Trébizonde au Kamtchatka, d’instabilité en angoisse, ils iront signer des accords et marchés... préparer les déportations, les envois de nouveaux esclaves, les renforts de stakhanovistes. La voici la " liberté " dont nous parle toujours Dorgelès... 80.000 lieues sous les Juifs. Les indigènes brimés, matés par la faim, le froid, la guerre la folie, dressés jusqu’au sang, jusqu’aux moelles, jusqu’à la racine du concombre, n’auront bien sûr plus aucun droit au moindre passeport ! De quoi ?... de quoi ?... Ils défileront à l’intérieur des frontières, dans leurs chenils formidables, chaque meute enclose dans ses grilles, ils défileront sous les bannières, en musique, en râlantes chorales, porteurs des magiques pancartes, des effigies de leurs chiourmes, des sentences énormes, slogans juifs... Je me tue pas l’imagination pour prévoir les événements... J’ai pas besoin d’inventer... Il suffit d’aller se rendre compte en Russie... comment qu’elle fonctionne la belle Aventure... Notre avenir est là, tout entier, il se montre à nos regards, il ne se cache pas du tout... Les Aryens ne sont pas curieux... Ils restent chez eux, font la belote, se font brunir sur les dunes, picolent, s’unissent sous les bosquets. Tandis que les Juifs, eux, se déplacent, ils y vont tous aux Soviets se compte, prendre de la graine... 98 % des touristes qui viennent en U. R. S. S. chaque année, de tous les pays du monde, sont des Juifs... auteurs, poufiasses. Critiques d’art, comédiens, tous juifs...

Ils vont flairer le vent d’Asie... humer l’admirable revanche. Ceux qui ne sont pas youtres, du voyage, sont tout au moins francs-maçons, grands démocrates, grands démagogues, nos plus zélés traîtres pour tout dire, effrénés propagandistes, fervents rassembleurs pour la Paix ! tous yeux clos, véreux, vendus, tout ils absorbent, tout ce qu’on leur dit... veules, bâfreurs, cupides, foutrés comme des clacs...

Quant au petit clan réfractaire, les crapauds râleurs de toujours, ils coassent juste le nécessaire... Il en faut ! S’ils existaient pas, ces putrides, il faudrait qu’on les fasse venir à quelques frais... Ils provoquent, ils justifient certaines mesures, certaines rigueurs... Certains arrêtés par exemple : " Tous les propos antisémites seront passibles désormais de la peine de mort "... Voici un édit fort convenable. Et je parie que d’ici peu, nous en verrons de tout pareils collés sur nos murs... Je fais le nécessaire.

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Je dois dire qu’avec le Popol on est tout de même tombé d’accord, on a conclu : C’est des vampires ! Des saloperies phénoménales, faut les renvoyer chez Hitler ! En Palestine ! En Pologne ! Ils nous font un tort immense ! On ne peut plus les garder ici !... Surtout que Popol, en parenthèses, il venait de subir un dur échec, son chef-d’œuvre refusé tout net par la Ville, un magnifique paysage, pour l’Exposition, tous les Juifs avaient fait florès, lui seul restant sur le sable...

Mais pour constituer ma croisade, Popol, si brave, si vaillant, ça pouvait pas tout de même suffire... Il fallait encore que je recrute... Je le préviens donc :

– Attends-moi ! je reviens immédiatement... Je ne fais qu’un saut jusqu’à Bezon, je vais réveiller mon cousin, Gustin Sabayote... Je vais le sortir de sa torpeur... Il faut qu’il nous suive... Il est célibataire aussi... Il est donc libre en principe... II demeure à gauche de la mairie... Un moment !...

Au moment où je le surprends, il était dans sa cuisine, Gustin, en train d’ouvrir les petits pois... Gustin il a qu’un petit vice, il fume la pipe sans arrêt... Je m’embarrasse pas de préambules... je l’affranchis en cinq sec... Je lui casse le morceau... Il me répond :

– Ferdinand, te voilà bien fanatisé, enfin cause toujours, mais je te préviens je te mets en garde, les Juifs sont bien intelligents... y a qu’eux en France qui lisent des livres, qui se documentent, qui se tuyautent, ils sont armés de connaissances, occupent maintenant toutes les, places, tous les condés sont dans leurs mains, ils savent se rendre populaires, ils font du bien au surplus, au petit peuple, les 40 heures, c’est leur blot,.. Et puis les vacances... Tu vas te faire mettre en prison... Tu vas te faire écharper sans doute...

– Intelligents, quoi ?... que je m’insurge. Ils sont racistes, ils ont tout l’or, ils ont saisi tous les leviers, ils se cramponnent à toutes les commandes... C’est ça leur intelligence ?... Y a pas de quoi reluire !... Ils se filent admirablement le train, ils éliminent, dégoûtent, pourchassent, traquent... tout ce qui peut rivaliser, leur porter le plus petit ombrage... C’est leur croisade contre nous, la croisade à mort... C’est ça leur intelligence !... Tous les boulots intéressants, ils se les mettent en fouilles... accaparent, ils en expulsent sec ou au petit feu tout ce qui n’est pas proprement juif... salement juif... enjuivé... proyoupin... enculé de juif... C’est la grande technique du coucou... Pour parler du maximum, pour bien illustrer les choses, si Einstein n’était pas juif, si Bergson n’était pas coupé, si Proust n’était que breton, si Freud n’avait pas la marque, on en parlerait pas beaucoup ni des uns ni des autres... ça serait pas du tout ces génies qui font lever le soleil !... Je peux te le garantir bougrement... Le moindre petit pet de Juif ça s’appelle un boum ! De nos jours une révélation admirable, mon ami, instantanément ! Par l’effet automatique de l’armature juive du monde... des millions de grelots qui s’ébranlent... On la monte cette pauvre vesse en miracle ! Et au galop !... Que ça soit peinture de Cézanne, Modi, Picasso et tous les autres... films de Monsieur Benhur, musique de Tartinowsky ça devient tout de suite un événement... L’énorme préjugé favorable, mondial, devance, prélude toute intention juive... Juifs, tous les critiques de l’univers, tous les cénacles... toutes les informations !... Toutes les agences juives du monde se mettent au moindre murmure, au moindre frisson de production youtre à cracher les foudres du Tonnerre... et la publicité parlée raciste juive, fait admirablement écho... Toutes les trompettes se débouchent d’un bout à l’autre des continents, saluent, entonnent, fracassent, bourdonnent du merveilleux Hosanna ! Au sublime envoyé du ciel ! Encore un Juif incomparable de la palette ! De l’écran ! De l’archet ! De la politique ! Infiniment plus génial ! Plus rénovateur sans conteste, que tous les génies du passé (évidemment tous des Aryens). L’épilepsie s’empare aussitôt en trombe des goymes grotesques, ils exultent en chœur ces cocus, foncent violemment dans le chorus, de toute la force de leur connerie, ils se feraient crever tous céans !... le triomphe de l’idole juive nouvelle !... Il suffit pour les combler qu’on leur offre encore un peu de merde juive pour se vautrer... Ils sont pas plus difficiles... Ils ont perdu tout instinct... Ils savent pas faire la différence entre le mort et le vivant... " L’organique " et le velléitaire, le carton pâte et le pur jus, la vessie plutôt que la lanterne, le faux et l’authentique... Ils savent plus du tout... Ils ont sucé bien trop d’ordures, depuis bien des siècles et des âges pour s’y retrouver dans l’authentique... Ils se régalent plus qu’en falsifies... Ils prennent l’eau de Javel pour de l’eau de source... et ils la trouvent bien préférable ! Infiniment supérieure. Ils sont rythmés à l’imposture. Évidemment, en conséquence, malheur, bordel ! à l’indigène qui pourrait se faire remarquer par quelque don original, par une petite musique à lui... un petit souffle de tentative ! il deviendra tout de suite suspect, détesté, honni parfaitement par ses frères de race. C’est la loi des pays conquis que rien ne doit jamais secouer la torpeur de la horde esclave... Tout doit retomber au plus tôt... dans les ruminations d’ivrognes... Ce sont eux, les frères de race, qui se chargent le plus strictement de l’obstruction méthodique, du dénigrement, de l’étouffade. Dès qu’un indigène se révèle... les autres de même race s’insurgent, le lynch n’est pas loin... Dans les bagnes, les pires sévices sont exercés par les forçats eux-mêmes... entre eux-mêmes, mille fois plus cruels que le chiourme le plus atroce...

Les frères de race sont bien dressés... Pour l’alcoolique habituel, l’eau de source devient un poison. Il la hait de toute son âme... Il n’en veut plus voir sur la table... il veut de la fiente en bouteille... en films, en livres, en tirades, en chansons d’amour, en pissats... Il ne comprend plus que le Juif... tout ce qui sort de l’égout juif.... Il s’en régale, il s’en pâme... Et rien d’autre ! Les Aryens, les Français surtout, n’existent plus, ne vivent plus, ne respirent plus, que sous le signe de l’envie, de la haine mutuelle et totale, de la médisance absolue, fanatique, maximum, du ragot forcené, plus mesquin, du cancan délirant, de l’aliénation dénigrante, du jugement bas plus bas encore, plus bouzeux, plus acharnement vil et lâche... Parfaits esclaves, agents provocateurs enthousiastes, moutons, faux-jetons, Janus de permanences et de bistrots, admirablement dressés par la police juive, les comités du grand pouvoir juif... Plus aucun sens racial d’entraide. Plus aucune mystique commune. Les Juifs nagent adorablement dans ces eaux purines... Cette énorme muflerie permanente, cette trahison mutuelle de tous contre tous, les enchante et les comble... La colonisation devient un beurre. Sur cette vénalité mesquine, absolue, du fond paysan français les Juifs se régalent, exploitent, agiotent à ravir... Ils tombent au milieu de cette charognerie abracadabrante comme l’hyène sur la tripe avancée... Ce pourri c’est leur fête, leur élément providentiel. Ils ne triomphent qu’en pleine gangrène...

Diligents, ondoyants, obséquieux, informés, orientaux, visqueux, secrets, toujours prêts à faisander, forcer vers une pourriture plus grande... plus spongieuse encore, plus intime... Ils l’ont belle ! Ils l’ont magnifique !... Corrompre largement... plus intimement.... Ils n’ont jamais rencontré sur les routes de leur triomphe des hordes larbines plus serviles, mieux bouffies de haines réciproques, ahuries par des siècles d’alcool et de polémiques mitoyennes. Tailler, farfouiller cette tourbe française, en extraire tout le jus, tout l’or, le profit, la puissance, c’est pour le Juif un jeu de prince !... L’esclave lui arrive titubant, moulu, dans les fers... Il suffit de les disposer sous ses pas. Le blanc, le Français surtout. Exècre tout ce qui lui rappelle sa race... Il n’en veut à aucun prix... Tout ce qui n’a pas le cachet juif, qui ne pue pas le juif, n’a plus aujourd’hui pour l’Aryen de goût, de réalité, de saveur. Il lui faut, il exige son bluff juif, la pommade juive, le clinquant juif, l’escroquerie juive, l’imposture juive, le nivellement juif, par tout ce qu’il dénomme le progrès, progrès juif... Tout ce qui est simple, direct, comme sa propre nature occidentale, le porte à la suspicion, la haine immédiatement... Il s’insurge, il se met en boule, il n’a de cesse qu’on ait fait disparaître ces évocations de sa vue... ces fantômes qui l’agacent. La vérité, la simplicité l’insultent... Une totale inversion des instincts esthétiques... L’on est parvenu par propagande et publicité à lui faire renier à présent son propre rythme...... Ce qu’il recherche à présent le plus au cinéma, dans les livres, la musique, la peinture, c’est la grimace, l’artificieux, l’alambiqué, la contorsion afro-asiatique. Il faut aller encore plus loin dans la voie capitulaire... Supposez que moi, petit goyme, il m’advienne, un certain jour, de publier, Dieu m’en garde ! quelque petit roman... de brosser quelques grêles portraits... de moduler quelques cantates... de rédiger un mince mémoire, mettons sur le " Bilboquet ", ses règles, ou quelque étude approfondie sur l’origine des verrues... si je ne suis qu’un simple autochtone... même pas franc-maçon du tiers-ordre... qui viendra me lire ?... m’écouter ?... Certainement pas mes frères de race... Ils vénèrent trop leur ignorance, leur fainéantise, leur hébétude prétentieuse...Mais certainement tous les Juifs qui se promènent dans les parages... Si mon petit ou gros navet contient quelque authentique substance, émotive, lyrique, il sera par eux promptement décortiqué, déglouti... Les Juifs sont plutôt mal doués pour les arts, biologiquement, du fond même de leur nature. Ils essayent de faire de l’art, en Europe tout au moins ils y parviennent mal et de travers... Il faut qu’ils suppléent, qu’ils trichent, qu’ils pillent sans cesse, qu’ils sucent les voisins, les autochtones pour se soutenir... Les Juifs manquent désastreusement d’émotion directe, spontanée...Ils parlent au lieu d’éprouver... Ils raisonnent avant de sentir... Au strict, ils n’éprouvent rien... Ils se vantent... Comme tous les afro-asiatiques leur système nerveux, ataviquement, est de zinc et le demeure, rustre, vulgaire, et fort commun pour tout dire, en dépit de tant d’efforts, et d’énormes prétentions... Précoces et frustes, mais sans échos. Ils sont condamnés s’ils s’ébattent sous nos climats, à se dépenser en grimaces, en tam-tam, en imitations, comme les nègres et comme tous les singes... Ils ne ressentent rien directement, et n’assimilent que peu de chose en profondeur... d’où ces enculages infinis de mouches, ce plurifouillage tout en bluff, ces forcenées didactiques, ces analysmes effrénés, tout ce pompeux masturbage doctrinaire, au lieu d’humanité directe, de véritable inspiration. Ils seraient à plaindre, s’ils n’étaient pas si emmerdants. Ils sont plutôt bûches que violons, malgré tout ce décarcassage frénétique, universel, toujours en train de nous bluffer encore, de nous démontrer tout le contraire.

Comme tous les grands insensibles il ne leur vient guère à l’esprit, spontanément que des gaffes.

Revenons à nos moutons, quand les Juifs auront passé, je disais, à travers mes petits ouvrages, qu’ils auront prélevé, soutiré tout ce qui peut leur porter profit je serai complètement démarqué, maquillé, revendu, vulgarisé sous leurs plumes, tout enjuivé malgré moi sous leurs noms, l’étiquette, de mille autres petits Juifs internationaux. Encore plus pillards si possible, de plus en plus culottés, tous plus sournois, plus talentueux, plus géniaux les uns que les autres... Mon compte sera bon à moi personnellement, on me fera le coup de l’oubli total, de l’humiliation à outrance, de l’étouffement, de la minimisation par tous les moyens en vigueur, de l’effacement, de la négation, de l’extraction si possible...

Le processus bouliphagique juif complet... D’ailleurs, il faut bien l’avouer... mes frères de race, dans l’occasion, se montreront, c’est certain, cent mille fois plus abjects que n’importe quels youtres... Ils n’ont pas je crois leurs pareils, dans le monde entier, pour dégueuler à plein fiel sur l’honnête travail. Le Français en particulier, se détache nettement de l’ensemble aryen, par sa haine irrémissible, inexpiable, pour tout ce qui, même de loin, lui rappelle quelque lyrisme. Alors, il ne se contient plus de fureur obscure ! Le sang lui vient aux yeux... Quelle faillite... Quel abêtissement ! Depuis les cavernes... Quelle déroute ! Quelle ignoble involution dans l’inertie et dans la chiasse... S’il nous voyaient les Cro-magnon, ces graveurs sublimes ! Quelle honte ! Rien n’est plus odieux de nos jours, humainement plus odieux, plus humiliant que de regarder un Français moderne dit lettré, dépiauter narquoisement un texte, un ouvrage... n’importe quelle bête à côté possède une allure noble, pathétique et profondément touchante. Mais regardez ce bravache grelot si indécent de suffisance, obscène de muflerie fanfaronne, d’outrecuidance butée, comme il est accablant... Que lui expliquer encore ? Lui répondre ?... Il sait tout !... Il est incurable ! S’il a obtenu son bachot alors il n’est même plus approchable. Le paon n’est plus son cousin. Tout ce qui peut ressembler même vaguement à quelque intention poétique, lui devient une insulte personnelle... Ah ! Mais ! Ah mais ! On se fout de lui ?... De ce bachot malheureux il sort mille fois plus sauvage, plus irrémédiable qu’un cafre... Il ne retrouve tout son entrain, toutes ses boutades, ses brosses à reluire, son figarotisme, toute sa tradition de pirouettes, sa frivolité piquante, toutes ses contorsions mignardes de cul surbouché qu’au moment de flatter le Juif, son sourcilleux maître. Du coup alors il se rend, il se donne, il se surpasse. Tout ce qui mijote de mielleux au fond de sa carcasse trouillotière lui jaillit sous la plume, d’un coup... Je suis tombé l’autre jour, dans le cours d’une revue d’art, sur les propos d’un de ces immondes. Il s’agissait de peinture, je cite à peu près, de mémoire :

" Ah ! qu’il s’écriait ce fainéant, il y a belle lurette déjà, qu’en France tout au moins, nos critiques les plus éminents ne font plus aucune distinction dans leurs appréciations entre le artistes français nés sur notre sol, et nos chers artistes d’origine étrangère ! (Lisez les Juifs) Paris leur doit tant et tant ! Le Rayonnement de Paris ! (juif). Puisqu’ils nous ont adoptés, eh bien nous les adoptons ! Ils deviennent également français ! (Tu parles ! pas à Verdun !) au même titre que les autres ! Fraternité artistique d’abord ! Par-dessus toutes les frontières !... Dans les Beaux-Arts plus de patrie ! Un seul cœur unanime pour tous ! Plus de préjugés raciaux ! Fraternité culturelle ! Qui songerait..., etc., etc. "

Bien sûr ! Bien sûr ! Durandin ! Quand tes maîtres juifs, la prochaine fois, te donneront l’ordre de leur passer une fière languetouse dans le creux des miches... de bien mastiquer la fondante, de ne pas te faire mal à l’estomac, sûrement que tu trouveras encore d’autres élans plus fougueux si possible pour communiquer ton ivresse... Je t’entends d’ici... "Mais la merde juive mes chers frères, pour un palais bien français, mais c’est une dégustation sans pareille ! Un nectar inouï ! Véritable ! Une montée au ciel ! Ah ! le triste sire ! Ah ! Plaignez le pauvre cafard ! Celui qui boude à l’écart ! Celui qui se retient ! Celui qui ne fonce pas d’autor ! Dévorer l’adorable étron... l’exquis caca juif génial ! Mais c’est un retardé de l’esprit !... La divine fiente "deux fois française" ! Adoptée ! Celle que l’on doit préférer toujours précieusement, dévotieusement à n’importe quel autre délice à n’importe quel céleste séjour ! "

Tous les peuples de la Terre seront enchaînés au trône d’Israël, à la suite d’une guerre mondiale atroce où les trois quarts des populations seront décimées. Il faudra trois cents ânesses pour porter les clefs du Trésor

Le Talmud.

Mais t’es antisémite ma vache ! C’est vilain ! C’est un préjugé !

– J’ai rien de spécial contre les Juifs en tant que juifs, je veux dire simplement truands comme tout le monde, bipèdes à la quête de leur soupe... Ils me gênent pas du tout. Un Juif ça vaut peut-être un Breton, sur le tas, à égalité, un Auvergnat, un franc-canaque, un "enfant de Marie"... C’est possible... Mais c’est contre le racisme juif que je me révolte, que je suis méchant, que je bouille, ça jusqu’au tréfonds de mon benouze !... Je vocifère ! Je tonitrue ! Ils hurlent bien eux aux racistes ! Ils arrêtent jamais ! Aux abominables pogroms ! Aux persécutions séculaires ! C’est leur alibi gigantesque ! C’est la grande tarte ! Leur crème ! On me retirera pas du tronc qu’ils ont dû drôlement les chercher les persécutions ! Foutre bite ! Si j’en crois mes propres carreaux ! S’ils avaient fait moins les zouaves sur toute l’étendue de la planète, s’ils avaient moins fait chier l’homme ils auraient peut-être pas dérouillé !... Ceux qui les ont un peu pendus, ils devaient bien avoir des raisons... On avait dû les mettre en garde ces youtres ! User, lasser bien des patiences... ça vient pas tout seul un pogrom !... C’est un grand succès dans son genre un pogrom, une éclosion de quelque chose... C’est pas bien humainement croyable que les autres ils soient tous uniquement fumiers... Ça serait trop joli...

Il faut bien observer qu’en France personne leur a jamais fait de mal... Ils ont prospéré tant et mieux, ils tiennent tout le haut du pavé... On a été avec eux libéraux, jusqu’au caleçon, regardez pourtant comme ils se tiennent !... Une bande de rats vociféroces, intraitables, implacables ennemis... C’est un bidon phénoménal ce grand martyr de la race juive... qu’on agite au-dessus des chrétiens... toujours jobards et dindonnants, enthousiastes cocus... deux millions de martyrs rien qu’en France, ça fait une force considérable ! C’est invincible à vrai dire... Une fois bien grimpés sur nos os, une fois ramollis nos bons cœurs, une fois bien sûrs qu’ils nous possèdent jusqu’aux derniers leucoblastes, alors ils se transforment en despotes, les pires arrogants culottés qu’on a jamais vus dans l’Histoire...

Napoléon disait toujours : "La neutralité pour moi, c’est le désarmement des autres". Le principe est excellent. Les Juifs ils peuvent dire tout de même : "Le communisme pour nous, c’est l’asservissement de tous les autres"...

En fait de victimes regardez donc les Juifs un peu à travers les âges... à travers tant et tant de guerres (une si petite population) ils s’en sont pas trop mal tirés, la preuve, ils ont jamais trop pâti, ils l’ont jamais eue si mauvaise que ces billes d’Aryens. Pleurer ça conserve !... Ils volent pas beaucoup aux combats. Ils suivent plutôt ça dans les Bourses ! Hécatombes ? Hécatombes ? Reports... Reports... Transferts...

En Russie, les youtres, aussitôt qu’ils ont commandé, ils ont pas mis beaucoup de mitaines pour décimer les Aryens... C’est par millions depuis dix-sept ans, qu’ils ont fait crever les impurs... Les Juifs n’aiment pas voir couler le sang ? Des clous ! Pas le leur bien sûr !... Mais celui des autres, ils s’en montrent des plus généreux... dès que l’occasion s’en présente. Pour un Juif, souvenez-vous bien... tout non-Juif n’est qu’un animal ! Au plus il peut être amusant, utile, dangereux ou pittoresque... Jamais davantage...

La race élue dans nos régions n’a pas encore fait procéder aux exécutions massives, seulement à quelques petits meurtres sporadiques. Mais cela ne saurait tarder. En attendant le grand spectacle, on travaille doucement la bête... Ou bien par saccades, par sautes, selon paniques bien préparées... Un jour on le serre au garrot, le lendemain on lui larde les jointures, il faut que l’animal s’affole, s’épuise et cafouille dans l’arène... dégueule, crache peu à peu tout son sang... dans la sciure et dans la Bourse... Les Juifs se pourlèchent, se régalent. Quand l’animal sera sur les genoux alors viendra la mise à mort, et sans résistance possible...

Combien ils ont gagné nos Juifs dans le coup du Front Populaire ?... sur les trois... quatre dévaluations ?... C’est pas calculable ! Trouvez-moi un seul ministre qu’ait perdu un peu d’argent ?... Jamais peuple souverain ne se montra si généreux, si grandiosement prodigue envers ses émancipateurs !... Où sont passés tous ces milliards ? Cherchez pas !... Chez les autres youtres de Suisse, de Genève, de New-York, de Londres... en très jolis immeubles... délicieuses valeurs à vue, en distilleries... armements...

Les Juifs ne spéculent pas tout seuls ! ne tripotent pas tout seuls au monde !... Ils ne sont pas les seuls racketers... Cette bonne musique. Evidemment, les chrétiens riches ils se soignent aussi énormément ! Ils se précipitent à toute berzingue sur tous les bonis du désastre ! Bien sûr ! Bien sûr !... Chacals comme personne ! Seulement il y a un "hic"... Les capitalistes "indigènes", leurs jours sont comptés ! Ils encombrent ! Ils ne sont eux aussi que des animaux ! Il faudrait pas qu’ils oublient ! Les Juifs eux n’oublient jamais... La veille de la fête ils mourront les exploitants blancs comme les cochons pour la noce... Ils se bernent de vaines illusions ! Ils n’iront pas au bonheur ! Ils ne sont qu’otages ! Le Juif à mesure qu’il avance ferme derrière lui toutes les grilles... Personne n’échappera au Destin. Toutes les clefs, il les garde... Il jette alentour quelques os pour repérer, rallier les plus voraces... Il en fera ses caïds, les traîtres du Grand Soir, comme on préserve à la Villette quelques bêtes, soigneusement dressées, toujours les mêmes, pour entraîner les autres, la horde, au couteau, le torrent des viandes à buter, bêlantes, pagayeuses brouteuses de conneries.

Le Juif est la plaie de l’Humanité, l’ennemi de toutes les nations.

Fourier.

Je ne réponds jamais aux lettres. Ça a fini par se savoir. J’en reçois de moins en moins. C’est pas un genre que j’ai pris. Non... Non... C’est simplement que j’aime pas les lettres une bonne fois pour toutes et que je les ai même en horreur. Je trouve ça indiscret qu’on m’écrive. J’écris à personne, moi. Les "recommandées" c’est ma phobie. Je les refuse toutes en bloc, par principe. Les autres, les simples envois, c’est ma concierge qui les déchire, elle retire seulement les timbres pour ses petits garçons... Vous me direz : "Le pèze ?" Celui-là soyez bien tranquilles, il monte pas tout seul. Il faut que je descende le chercher. Il arrive pas par la poste. Le reste forcément c’est des mots. Je ne reçois pas non plus "l’Argus", Denoël pas davantage. Il trouve que ça coûte trop cher... Et puis les articles, faut avouer ceux qui traitent de vos si belles œuvres restent toujours si loin de la question, tellement insolites, que c’est pas la peine de les lire, c’est vraiment du temps bien perdu, de la souffrance inutile.

Les critiques, surtout en France, ils sont bien trop vaniteux pour jamais parler que de leur magnifique soi-même. Ils parlent jamais du sujet. D’abord ils sont bien trop cons. Ils savent même pas de quoi il s’agit. C’est un spectacle de grande lâcheté que de les voir, ces écœurants, se mettre en branle, s’offrir une poigne bien sournoise à votre bonne santé, profiter de votre pauvre ouvrage, pour se faire reluire, paonner pour l’auditoire, camouflés, soi-disant "critiques" ! Les torves fumiers ! C’est un vice ! Ils peuvent jouir qu’en dégueulant, qu’en venant au renard sur vos pages. J’en connais qui sont écrivains et puis millionnaires, ils sortent exprès de leurs rubriques pour se filer un rassis, chaque fois que je publie un ouvrage. C’est la consolation de leurs vies... des humiliations de profondeur, des "inferiority-complex", comme ça s’intitule en jargon.


La 4eme partie de "BAGATELLES POUR UN MASSACRE"

de LOUIS-FERDINAND CELINE est ICI

et ICI ses autres pamphlets.

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bernard 28/07/2016 09:16

J'ai lu Céline après avoir commencé à lire l'ouvrage de Lucchini. J'ai d'abord lu Mort à crédit, puis Voyage au bout de la nuit. Et je me suis intéressé au personnage de Céline. J'avais quelque part en tête que Céline était antisémite et collabo pendant la seconde guerre mondiale ; je ne sais pas d'où je tenais cette conviction ; peut-être l'ai-je lu dans un des nombreux ouvrages sur cette triste période du monde que j'ai lu... Et me voici en train de lire ces pamphlets... non sans quelques écœurements... même sensation qu'en lisant Mein Kampf... La question de savoir comment des hommes ont pu à ce point haïr d'autres hommes et en justifier le massacre... J'ai pris la question depuis bien des points de vues : les témoignages des survivants, le travail des historiens sur la Shoa, sur l'antisémitisme, sur le contexte politique, social, mondial, philosophique de l'époque... les écrits des bourreaux, sur les bourreaux, sur les allemands de l'époque... l'énigme reste entière, tellement humaine finalement... Mais je continue à chercher. J'ai aimé les ouvrages de Céline : j'aime son style, je vais bientôt attaquer D'un château l'autre... et pourtant, il y a ces pamphlets... mais il y a Lucchini qui déclame si bien la prose de Céline... il y a l'ouvrage biographique de l'épouse de Céline : Lucette... Je pense que c'est une bonne chose d'avoir accès à ces textes : Céline était un homme, et comme tout homme, complexe et énigmatique.