"BAGATELLES POUR UN MASSACRE" de LOUIS-FERDINAND CELINE (6eme partie)

Publié le par Zoso

Je voulais pas du tout le gêner... paraître indiscret, mais quand même je voulais savoir... Quand il a eu trifouillé comme ça des douzaines de vulves, j’ai fini par lui demander :

– Vous ne portez jamais de gants ?

– Oh ! Pas la peine !... pas la peine confrère ! Ici Tout va Bien ! Tout va Parfaitement !... et de se gondoler... de plus en plus drôle... en pleine forme... Bien sûr que c’était pas de sa faute si le caoutchouc manque en Russie... Il profitait du voisinage pour regarder un petit peu dans le trou du cul... Il cherchait là aussi les gonos en bringue dans le pot de lentilles, les petits replis de l’anus. Il jetait d’abord un peu d’eau et un peu de vaseline alentour, et puis encore du menthol, il grattait avec ses ongles... enfin une petite cuisine. Et puis tout de suite, immédiatement, il refilait dans la prochaine vulve... Il s’arrêtait à l’entrée, une pression sur les Bartholins »... Il était tout à fait heureux quand ça rendait vert, un jus bien épais, bien lié... Deux, trois tampons. Tout va Bien ! Confrère ! Tout va Bien !…

Mais il fallait que je me trisse... Ça pouvait pas durer toujours... On s’est quitté en plein accord. Je suis repassé chez le directeur, un Juif, celui-là, bien juif... et son secrétaire de même... Ils parlaient allemand tous les deux... Ils ont déplié devant moi, pour mon édification, toute une série de plans splendides, des relevés... des esquisses, des projections, des diagrammes, immenses, des rapports. Tout ça ayant trait à l’Avenir... Un projet de construction d’un hôpital magnifique... Ça m’intéresse pas l’avenir, c’est tout du mensonge... C’est l’astrologie des Juifs. Moi, ce qui me passionne, c’est le présent...

De quelles ressources vous disposez pour la marche de votre hôpital ? Combien vous avez de malades ?... Médecins ? Personnel ?... et alités ? Ambulants ?..., etc., surface ?... combustible ? Literie ?... » Enfin les choses pondérables... qu’il faut savoir pour pas baver pour pas perdre son temps...

J’aime pas assez les hôpitaux pour y passer quatre heures pour rien de ma garce de vie et puis m’en retourner comme un sale con calfaté... Quand il faut s’instruire on s’instruit... Quand il faut se marrer, on se marre... Tout l’un !... tout l’autre !... J’ai regardé ses livres, J’ai bien tout examiné, scrupuleusement... il m’a montré les colonnes (les chiffres c’est les mêmes en russe). Il recevait dans cet immense, sanieux taudis, à peu près 5.000 malades, bon an, mal an, alités, plus autant d’externes en traitement... Je calcule qu’avec les cadres, son personnel existant, les 90 femmes de ménage à demeure, les infirmières, la lumière, les transports, le prix de la nourriture, des médicaments, etc., etc., c’était besoin au minimum d’un budget de 12 à 16 millions de roubles pour étaler tant bien que mal... Pour qu’un tel hôpital fonctionne dans des conditions à peu près décentes... ne demeure pas, comme je le trouvai, une sorte de morgue en veilleuse... Or cet Institut, pour tout dire, pour toute allocation, ne reçoit que 2 millions de roubles annuels, soit dix fois moins que son minimum vital... Et certes, je me garde de comparer les choses de Russie aux conditions scandinaves, aux hôpitaux de Copenhague. Je me réfère tout simplement à quelque standard très médiocre, au standard français pour mieux dire. Un Standard pour besogneux »

Mais, sur ce plan, nous demeurons encore très loin de compte...

Toutes les organisations administratives russes souffrent, sont accablées, condamnées à la même grotesque pénurie, aux mêmes similaires balivernes en hommes, en matières, en fonds »... Toutes, sauf les théâtres, la police, les militaires, les commissaires, la Propagande... à la même mégoterie crasseuse, à la même contraction au 1/10e du budget normal (par normal, nous entendons quelque train-train très modeste, très regardant »).

Mais ne vous impatientez pas, vous ne perdez rien pour attendre ! Bientôt les Russes nous feront envie !... Nous serons comme eux ! Et puis encore bien plus bas qu’eux !... Ce qui paraît invraisemblable ! Plus bas que les Russes !... Nous l’aurons leur maladie ! La maladie russe ! Nous l’avons déjà ! On nous ramassera dans la rue.

Le Mensonge n’est pas seulement un moyen qu’il est permis d’employer, mais c’est le moyen le plus éprouvé de la lutte bolchevique.

Lénine

Il faut apprendre, sous peine de demeurer plus sot, plus opaque, plus crédule qu’un veau dans sa première semaine, à repérer la marque, la trace, l’emprise, l’initiative des Juifs, dans tous les chambardements du monde, où qu’ils s’effectuent... en Europe, en Amérique, en Asie... en n’importe quel lieu où se préparent les hécatombes, la destruction systématique, acharnée, des esprits et des viandes aryennes... Il faut apprendre à déceler dans la pratique quotidienne, la couleur et le ton, la jactance, de l’impérialisme juif, de la propagande juive (ou franc-maçonne), il faut apprendre à percer, déterminer, au fond de toutes les ombres, à travers tous ces dédales phrasouilleurs, entre les trames de toutes les calamités, derrière toutes les grimaces, l’universel mensonge, l’implacable mégalomanie conquérante juive... ses tartuferies, son racisme, tantôt larvaire, tantôt arrogant, tantôt délirant. Son imposture, l’énorme armement de cette cosmique permanente apocalypse.

Il faut renifler le diable de très loin... dans tous les coins, à travers le monde... entre les minces paragraphes de n’importe quel apparemment innocent quotidien... (Droite ou gauche), ce petit coup de pouce, furtif... appuyé... signalétique... l’épithète favorable... louangeuse... la mise en valeur, franchement publicitaire... le dénigrement soi-disant impartial... Rien n’est indifférent au Triomphe juif... L’addition opportune et même hors de Propos d’un décigramme, d’une demi-teinte de louange... pour le succès de la moindre présentation » youtre compte... Les facéties de n’importe quel Juif, du plus insignifiant peintre juif, pianiste juif, banquier juif, vedette juive, filou juif, auteur juif, livre de juif, pièce juive, chanson juive... viennent ajouter quand même toujours, une petite pierre, un atome vibrant, à l’édification de notre prison, notre prison pour aryens, directeurs juifs... A la perfection de la Tyrannie juive, rien n’est perdu, si tout fait ventre », tout fait juif ». Cette colonisation interne s’opère en douceur ou par force, au beau milieu des intérêts, des rythmes juifs du moment...En France, cette mainmise s’entoure encore d’un peu de gant, pas pour longtemps, bientôt les cartes seront abattues, ceux qui ne seront pas d’avis seront égorgés (ils le sont déjà) et le juif apparaîtra aux regards admiratifs du cheptel prosterné, comme il faut ! Campé, implacable, le knout au poing... Déjà, par un effet du hasard, nos journalistes, speakers, auteurs, cinéastes, ne trouvent plus rien d’admirable à travers le présent, le passé, l’Histoire et l’Avenir, dans les arts, gazettes politiques, finances, sciences, que du Juif... les efforts juifs, les succès juifs, des projets de juifs ou d’enjuivés (Voir Montaigne, Racine, Stendhal, Zola. Cézanne, Maupassant, Modi, Prout-Proust, etc.).

L’Exposition 37 nous apporte à ce propos une magnifique démonstration, écrasante, de cette furie colonisatrice juive, de moins en moins soucieuse des ressentiments et des réactions indigènes, plus avérée, plus clamoreuse chaque jour, à mesure que l’indigène plus soumis, rampe plus gluant, plus lâche. Ce fanatisme traîtreusement étrangleur va bientôt délirer... Ainsi cette asperge de la Paix, plantée, monumentale, en plein Trocadéro... Qu’en dites-vous ? Avec son immense étoile juive en buisson au sommet (Étoile du Roi David, étoile des synagogues)... Que vous apprend-elle ?... Ceci : Français ! Les Juifs, à partir de ce moment, vous enculent tous ! Comme ils veulent, où ils veulent ! Quand ils veulent !... Ce long gode pourri, consacre leur triomphe ! Qu’on se le répète ! Foules ! Pour la paix juive, vous irez demain porter vos tripes aux quatre coins du monde... C’est ainsi cuit ! A genoux peuple !... et silence !... Tendez vos fesses, en attendant de nouveaux ordres et passez la monnaie...

Avant de quitter le ghetto triomphal 37, profitant de l’occasion, passez donc jeter un coup d’œil aux stands littéraires si vantés... Même salade engluante, même supercherie tendancieuse. Examinez d’un peu plus près tout le tarabiscotage de pancartes pieusement explicatives, ces précautionneuses références, ces elliptiques schémas... Que veulent-ils nous apprendre ? Nous faire admettre séance tenante, avouer, proclamer ? Désormais ceci et au garde-à-vous : Décision de nos maîtres : Ministres ! Ci-devant artistes, critiques juifs, leur décision lentement mijotée ! Préméditée ! Conçue ! Amenée officielle ! A savoir : Qu’il est bien prouvé, bien net, tout classique, à partir de ce jour que l’enculailleur irrésolu poitrineux Prout-Proust, la Miche juive aux Camélias » prendra le même rang d’éminence en tout et partout, dans les manuels et les esprits qu’Honoré de Balzac !... Sonnez clairon ! » C’est brandi ! C’est triomphal ! C’est à prendre ou se la tordre ! Comme je vous l’affirme !... Maintenant voulez-vous entendre une autre musique ? Un autre son de trompette un peu plus sérieux ?... d’accord ! Veuillez écouter dans ce cas Mr. Hoare Belisha, Juif, Ministre de la Guerre d’Angleterre. Il nous exprime sa confiance, son bel enthousiasme, au retour des manœuvres françaises... son émerveillement, pour la tenue, la résistance aux pires fatigues, l’allure magnifiquement martiale de nos petits pioupious... Harangue de Ben Hoare Belisha : Je suis à présent convaincu que l’armée française est la première armée du monde ! Qu’elle saura en tout et partout faire front, s’opposer victorieusement à toutes tentatives d’invasion !... Notre frontière est sur le Rhin ! » C’est net, c’est gracieux. Bien traduit du juif en français, cela signifie : Bidart ! Norbert ! Lacassagne ! Miraillet ! Lendormi ! À vos boyaux ! Mes petits potes !... Brutes ! Et très prochainement ! Tâchez de pas faire les zigotos ! De bien franchement vous faire ouvrir ! De vous élancer dans les fils !... Oui ! Comme autant de vendus que vous êtes !... Que vos viandes servent à quelque chose !... Il est temps ! Que ça préserve joliment bien, la prospérité, le bonheur des Iles judéo-britannique ! Vos os feront des belles barrières pour nos splendides jardins anglais... Vous êtes donc pas tous jubilants ?... Merde ! A quoi que vous voulez servir ? Taratboum ! Di ! yié ! By gosh ! Vive le Roi ! Vivent les Lloyds ! Vive Tahure ! Vive la Cité ! Vive Madame Simpson ! Vive la Bible ! Bordel de dieu ! le Monde est un lupanar juif !

Les quinze millions de juifs enculeront les cinq cent millions d’Aryens.

En France, le petit peuple, celui qui va écoper qui va garnir toutes les tranchées, il connaît pas beaucoup les Juifs, il les reconnaît pas dans la masse... Il ne sait même pas où ils se trouvent... les gueules qu’ils ont, qu’ils peuvent avoir, leurs manières... D’abord, ils sont tous camouflés, travestis, caméléons, les Juifs, ils changent de noms comme de frontières, ils se font appeler tantôt bretons, auvergnats, corses, l’autre fois Turandots, Durandards, Cassoulets... n’importe quoi... qui donne le change, qui sonne trompeur...

Dans la bande, c’est les Meyers, Jacobs, Lévys qui sont encore les moins dangereux, les moins, traîtres. Il faut se donner un peu de mal, pour s’y reconnaître dans les Juifs, le peuple il aime pas se donner de mal. Pour le peuple un Juif c’est un homme comme un autre »... ça lui suffit 100 pour 100 comme explication... Les caractères physiques, moraux du Juif, son arsenal infini de ruses, de cautèles, de flagorneries, son avidité délirante... sa traîtrise prodigieuse...son racisme implacable... son pouvoir inouï de mensonge, absolument spontané, monstrueux de culot... l’Aryen les encaisse en toutes occasions...en plein, les subit, s’en dissout, s’en effondre, en crève sans se demander un seul petit instant tout ce qui lui arrive... ce qui se passe ?... quelle étrange musique ?... Il crève comme il a vécu, jamais détrompé, cocu jusqu’aux tripes. Il fonctionne entièrement et de toute sa viande... esprit et carcasse pour la prospérité, la gloire de son parasite le plus intraitable, le plus vorace, le plus dissolvant : le Juif ! Et ne s’en aperçoit jamais ; sur vingt sous que nous dépensons, quinze vont aux financiers juifs. Même la charogne de l’Aryen, ça sert encore et toujours la gloire du Juif, sa propagande. Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instinctifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés d’Aryens... Quelques espèces, les plus niaises du règne aviaire, couvent ainsi les œufs du coucou, les poussins revendicateurs » du coucou qui s’empressent, à peine éclos, de virer en bas du nid tous les œufs, toute la couvée de leurs parents adoptifs ! Tout ce qui n’est pas coucou !... Ces espèces d’oiseaux si stupides ne reconnaissent pas plus le coucou dans leur nid, que le Français ne reconnaît le Juif, en train de goinfrer, saccager, carambouiller, dissoudre son propre patrimoine, même grotesque insouciance, même placidité infecte, même méninge butée de sale piaf.

L’Occidental, représente la dupe idéale, toute cuite, absolument offerte aux Juifs... au prismatisme juif ! à la dialectique brouillamineuse, prophétisante du Juif... son verbiage socialistico-oraculo-communiste !... Quelles facettes miroitantes !... Idéologiquement l’Aryen est le cocu, l’alouette immanquable de toutes les entreprises youpines... Dans n’importe quel bobard la sauce scientifico-progresso-socialisante juive, l’Aryen fonce ! Il est sinoqué d’avance, frit... On ne peut plus l’arrêter ! Il est voué, effréné, exubérant cacatoès de tous bobards sémitiques... Il est prêt à s’en faire mourir... L’Aryen admirablement préparé, notons-le, par toute son hérédité... absolument racornie par toutes les sales habitudes hypermesquines du passé paysan... Il fait un splendide cocu, méfiant et jobard, un passif orgueilleux » par excellence, une dupe extraordinaire...

L’Aryen ne voyage jamais, il est bouzeux, provincial, ragotier de tradition, de constitution, incurablement. Il ne sait rien, il ne lit rien... il parle toujours, il se grise de ses propos, de ses propres paroles... Il est fat, il se croit critique... A beau mentir, qui vient de loin », le juif ment mieux qu’il respire !... Êtes-vous youtre ?... Ah ! Mais voyons !... Y pensez-vous ?... Je suis catalan !... voyez mon poil !... je suis basque ! Mataf ! Sorcier ! Albanais ! Joueur de boules, marchand de cithares, pompier nanterrois, n’importe quoi mais Juif ? fi donc ! Jamais juif !...

Le peuple ne croit pas aux Juifs, il croit dur comme fer que les juifs n’existent plus. Il s’agit pour lui d’une nouvelle fable malveillante, invention des nazis buveurs de sang.

Son journal sa radio, son cinéma ne lui disent jamais rien des Juifs, ou bien alors, s’ils abordent ce sujet scabreux c’est avec d’infinies louangeuses précautions, une nuée de commentaires infiniment respectueux, bien dévotieusement admiratifs. La suprêmissime intelligence, l’extraordinaire prescience politique, phénoménalement bouleversante du généralissime Raba Bloum !... c’est tout ce qu’il entend à longueur de semaines et d’années aussitôt qu’il est question des Juifs...

Oser ? Le Français moyen ? Avouer, faire entendre, directement, qu’il n’aime pas les Juifs ? Le racisme juif ? La gigantesque escroquerie juive ? C’est, se faire classer irrémédiablement, à l’instant même, parmi les plus infréquentables fieffés cancreux tardigènes, absolument irrespirables, de l’univers ! Obtus, immobiles à tout progrès, opaques fonds de poubelles glaireux, navrants tessons tout enfientés de préjugés raciaux puants... Rétrogrades magots, momies vicieuses, pauvres étrons racornis, cloîtrés, navrés dans leur vase depuis les grands cloaques ! Dreyfus ! Enfin des choses pas regardables... effroyablement monstrueuses, pas écoutables, pas pensables...

Un Juif est composé de 85% de culot et de 15 % de vide !... L’Aryen n’a aucun culot... Il n’est brave qu’à la guerre... timide dans la vie... mouton... On lui fait honte ? Il a honte ! Immédiatement !... Il a honte de sa propre race !... On lui fait croire tout ce qu’on veut... C’est-à-dire tout ce que le Juif veut... Les Juifs, eux, n’ont pas honte du tout de leur race juive, tout au contraire, nom de Dieu !... ni de la circoncision ! S’ils avaient éprouvé la moindre honte d’être Juif, Il y a belle lurette, au cours des siècles, qu’ils se seraient fondus dans la masse... qu’ils n’existeraient plus du tout en tant que Juifs et racistes juifs... Leur juiverie n’est plus leur tare, c’est tout leur orgueil au contraire, leur culot suprêmissime, leur hystérie. Leur religion, leur bagout, leur raison d’être, leur tyrannie, tout l’arsenal des fantastiques privilèges juifs... Seigneurs du monde juif, ils entendent bien demeurer seigneurs du monde juif et puis despotes, de plus en plus... Le Mythe des Races », c’est pour nous le mensonge préjudicieux ! Pour nous le foutre dans le cul ! Que ça nous ouvre bien grandes les fesses ! Pendant qu’ils nous mettent et se régalent. Il faut être cul comme un Aryen pour ne pas avoir pigé ces caractéristiques pourtant extrêmement évidentes, de la juiverie qui nous possède, qui nous cerne, nous écrase, et nous saigne de toutes les façons possibles, inimaginables... Le Juif possède le goye jusqu’à la racine des entrailles, jusqu’aux vertèbres, immanquablement, sans effort, par la vanité, par la muflerie... Il gagne à tous les coups. L’Aryen, si simple, si fruste, le Juif l’a rendu snob, et soi-disant critique, dressé au dénigrement, à la méfiance envers ses frères de race, à la destruction de ses frères de race automatiquement et jamais à la Critique » de la fantasmagorie juive. L’Aryen n’est plus que le singe du Juif. Il fait des grimaces sur commande. De nos jours, le goye le plus obtus, se cabre, se révolte, s’il pressent qu’il pourrait peut-être conserver au fond de sa musette quelques petits préjugés de race... Il s’inquiète, il s’angoisse de n’être pas suffisamment à la page, moderne, libéral, international, cosy-corner, démocratique, smoking, politiquement affranchi, c’est-à-dire pratiquement parlant. Assez bien orienté assez profondément, tenacement, par les youtres possédé, tétaré, loti, fourgué, transpiré, négrifié dans chaque poil des sourcils chaque goutte de sperme, chaque morpion, de la tunique de chaque viscère à la granule de son pain... de la coiffe de son calot à la douille qui va le transpercer... jamais assez glué, conchié par les Juifs... pour les Juifs... S’il se montre un petit peu curieux, un petit peu soupçonneux, on le rappelle vite à l’ordre, on lui enseigne promptement, on lui fait tout de suite comprendre, rabâcher, pour qu’il aille répéter partout (bon jobard perroquet d’Aryen) la bonne leçon : Qu’on ne peut rêver plus élevé, plus éminent, plus parfait au monde qu’un savant juif ! Un ministre juif une vedette juive ! Une chanson juive ! Un peintre juif ! Un metteur en scène juif ! Une couturière juive ! Un financier juif ! Un architecte juif ! Un médecin juif etc. !... Qu’ils surpassent tout ces Juifs... Ronflements de tambours ! Race élue ! Suprêmement douée ! Suppriment, que dis-je ? Effacent ! Surclassent au delà de toute comparaison ! Réciproque ou conteste ! Laissent à l’infini derrière eux, pitoyables, mieux, la broutille, le rebut des castes indigènes ! Ces quarterons de bafouilleurs, d’écervelés aigris, moisis prétentieux, racaille puérile... embarrassants même à regarder ! Tellement ils sont moches à voir, honteux ces ignares rivaux, prétendant grotesques hi ! Hi ! Hi ! cannibales, cancaniers, baladins, pitres morveux et tristes, engeances salement dégénérées, rebut d’âme, caste soumise à laquelle il ne faut plus jamais se vanter d’avoir appartenu... Honte des Hontes ! Souillure ! Ne pas avoir quelques gouttes de sang juif c’est être de nos jours intouchable » plus ou moins.

Ceux qui exercent encore par-ci par-là, leur petite malice, qui gardent encore un semblant d’existence, ne doivent ce sursis d’extinction qu’à la grande mansuétude des pouvoirs juifs, sursis d’ailleurs à tout instant révocable... S’il se tient peinard, bien soumis, s’il ne sort pas de ses bleds, du fond de ses campagnes, ce "minimisé", fragile rebut, "spécimen intellectuel blanc", on ne lui dira pas grand’chose : maître d’école, rebouteux, garde champêtre, garde mobile, barbouilleur, tâcheron... On le laissera peut-être encore un peu respirer... Mais s’il devient prétentieux, s’il parle de se rendre en ville, alors Tudieu ! Malheur à lui !... Tant pis pour lui !... L’écrasement !... Larve !... Dans un monde juif, le "blanc" ne peut être que manuel ou soldat, rien de plus... L’intellectuel, l’artiste, le "chef" doit être Juif, toujours. La sélection est bien >faite, le barrage fonctionne admirablement, impitoyablement... Tous les journaux de droite, ou de gauche, sont tous si parfaitement enjuivés, tellement tributaires des juifs, que s’ils pipaient d’un traître mot sur ce qui se passe véritablement dans les commandes de notre pays colonial, dans le fond de nos affaires, il ne leur resterait pas une syllabe, pas un caractère pour la mise en page, du jour au lendemain.

S’il subsiste encore par-ci, par-là, dans les fonds de quelque crevasse, quelques possibles antisémites, miraculeusement entêtés, ces épouvantails doivent faire rire, c’est leur rôle, par leurs propos incongrus, leurs boutades, leurs nasardes, leurs gesticulations parfaitement vaines. Aux masses agenouillées, démontrer plus évidemment encore par leurs farces mutines, rieurs pseudo-révoltes tout le grotesque, toute la fatuité, l’écœurante sottise de tels sporadiques, burlesques entreprises. Divertir le peuple, le faire s’esbaudir aux dépens de pareilles clowneries ! C’est parfait. Depuis l’affaire Dreyfus la cause est enterrée, la France appartient aux Juifs, corps, biens et âmes, aux Juifs internationaux. Ils le sont tous. – La France est une colonie du pouvoir juif international, toute velléité de chouannerie est condamnée d’avance à la faillite honteuse... La France matérialisée, rationalisée, parfaitement muflisée, parfaitement subjuguée, par la bassesse juive, alcoolisée jusqu’aux moelles, mesquinement resquilleuse, vénale, absolument stérilisée de tout lyrisme, malthusienne par surcroît, est vouée à la destruction, au massacre enthousiaste par les Juifs. Tout soulèvement ne peut que rapidement être circonscrit, se liquider par l’écrasement des rebelles et provoquer le déclenchement des pires représailles... tout un appareil de sévices et de servitudes encore plus cruel, Plus méticuleux, punitif. C’est tout...

Les Français n’ont plus d’âme, un cancer leur a bouffé l’âme, un cancer de muflerie, une tumeur maligne, mais ils sont encore plus obtus, plus raccornis que mufles et malins. Toute tentative anti-juive, ravive instantanément le prurit juif, qui lui ne s’endort jamais... la grande propagande juive "au martyr juif" pour la cause jamais complètement, suffisamment couronnée, triomphante d’Israël... Jusqu’à la fin des âges le Juif nous crucifiera pour venger son prépuce. C’est écrit... C’est gai !... Toute campagne anti-youtre justifie par réplique immédiate, le rassemblement de mille congrès encore plus surchauffés de revendications juives, dégoulinants de fiévreuses pleurnicheries juives, l’envol de cent mille autres pétitions, enfin tout le hurlement, sarabande, empapaoutage, terriblement, tous les jeux d’orgue sursoufflés de l’éternelle jérémiade juive... les vrombissants anathèmes juifs. Rien n’est assez bas, assez infamant dès lors, pour dépeindre au monde indigné toute la monstruosité de ces rarissimes effrontés, ces phénomènes, ces rebelles d’animaux aryens qui ne peuvent déglutir, digérer, encaisser, se résoudre, au culot diabolique, à la myriade de saloperies cataclysmiques juives. – Vampires des cavernes ! Cromagnons salaces ! Valets de cirque ! Pourchasseurs de martyrs ! Deiblers de la détresse humaine ! Bêtes délirantes assoiffées du sang démocratique ! Sous-fascistes lépreux ! Tout le fracas d’apocalypse s’empare à l’instant de l’univers ! Pulvérise les microphones, déferle à travers tout l’écho, toutes les ondes ! Assourdit, écrabouille, vaporise toute objection possible... Inutile ! Miteux ! Vous ne serez jamais entendu !... Vous pouvez crever ! L’infernal battage juif à la persécution domine, éteint, efface, de si haut, d’un tel écrasement, toute vérité, toute réalité, que toute tentative de redressement est absolument risible... Le dégueulasse, infini chantage juif ahurit à ce point la terre entière, depuis tellement de siècles, qu’on ne peut plus du tout s’entendre... la grande confusion de toutes les valeurs, le cosmique carambouillage, vient de là, de l’universel tam-tam des youtres, escrocs, pervers, fracasseurs et stériles... Les sentiments les plus nobles, les plus purs et sans doute les plus précieux aux sociétés humaines... pitié, amicale affection, loyauté, estime, scrupules d’authenticité, vérité, confiance, ont été au cours des âges tellement souvent, par tous les Juifs, cabotinisés, abusés, agiotés, bafoués, escroqués, violés, vendus, survendus de cent mille manières, qu’ils ont perdu tout cours, toute valeur, tout crédit d’échange. Absolument suspects, désormais, ces anciens sentiments ne sont plus aux yeux du monde qu’autant de piteuses ou burlesques supercheries, dissimulant à coup certain quelque espèce d’immonde intention, quelque nouvelle canaillerie, manigance criminelle. Mais en dépit de tant d’expériences le coup du Juif "traqué", "martyr", prend encore toujours, immanquablement, sur ce con de cocu d’Aryen. La petite histoire lamentable du persécuté juif, la jérémiade juive, le "Chaplinisme" le fait toujours mouiller. Infaillible !...Les siens s’ils viennent se plaindre un peu, ses propres frères de race, de quelque malheur bien aryen, comment qu’il les envoie rebondir ! Il les exècre immédiatement pour leurs plaintes, pour cela même, il les juge au plus sévère... il les hait pour leur culot, leur vue, leur astuce... Seuls les malheurs de Juifs le touchent à coup sur ! Le récit de ces "horreurs" le trouve sans méfiance, sans résistance, sans scepticisme. Il avale tout. Les malheurs juifs font partie de la légende... la seule légende d’ailleurs à laquelle croit encore l’Aryen... Suprême miracle !... Quand le volé, le pillard juif hurle au secours, la poire aryenne sursaute d’emblée... blette... chute... Dégustation !...C’est ainsi que les Juifs possèdent toute la richesse, tout l’or du monde. L’agresseur hurle qu’on l’égorge ! Le truc est vieux comme Moïse... Il fonctionne toujours... C’est sûrement un Juif pris la main dans le sac, qui nous a valu le Déluge, tous les Déluges. Le Juif fait noyer tout le monde, lui saute dans l’Arche et sauve sa peau. Le peuple ne voit pas ses Juifs, pas plus qu’à la guerre les troupiers ne fréquentent les généraux. Et pourtant ce sont bien eux, les généraux, qui les font monter à la pipe, les généraux "pour des Juifs", instruments eux-même des juifs... Ce sont les juifs qui possèdent tout l’or du monde. Sans or pas de guerre. Le peuple ? Ses tripes sont déjà percluses, grevées de milliards d’hypothèques, tous les abatis du peuple sont numérotés, promis, jurés, solennel ! à tous les Juifs de la terre, banquiers, courtiers, Commissaires, de New-York à Helsingford, de Pernambouc à Moscou... fourgués, dépiautés, supputés, suppliciés, agiotés, intégralement ! tous à l’avance et "sur pied"... pour l’immense tuerie prochaine... Comme je vous le dis... Et pour faire mieux valser les choses, on fera donner toute la musique !...l’Impulsion, la bonne cadence...Celle qui semble au mieux provoquer, pimenter, inciter le fond de la viande... précipiter dans la horde le terrible Instinct de Mort...

Les "Chevaux de bois" de la grande boucherie... L’air communiste, par exemple, la grande fanfare des délires ? Juifs !... Elle est à la mode présente... de la Mort présente... Le principal c’est que ça tourne... que ça bondisse et que ça ronfle... Que les affaires ne traînent pas, se déplacent, que le monde sursaute, que les États culbutent, que les inflations s’avalanchent..., Le Juif tient toutes les ficelles, loges, banques, États, commandes, opinions, musiques, il fera débiter les Aryens en tranches, en boisseaux, à la sauce mitraille le jour qu’il aura choisi, le jour où ça lui fera plaisir, à l’heure H ! Vite !...

Il est temps, je crois, Aryens, de faire votre prière, de bien avouer que vous êtes tous condamnés, victimes heureuses, consentantes, parfaitement exaucées, bien pourvues transies et reconnaissantes... "Mon cher youtre, mon cher tyran, culotté !" Allons tous ensemble ! "Je vous implore ! Montrez-vous ! mon atroce cher cruel maître ! Daignez ! Ô mon chéri monstre ! Trop discret crucificateur ! Trop rare à mes yeux ! je vous adore ! Exaucez tous mes vœux ! Vous me faites languir ! Vous me voyez éploré ! transi de bonheur à la pensée que je vais enfin souffrir encore bien davantage... plus profondément que jamais... Moi qui vous ai tout donné déjà ! Tout ce que j’ai possédé ! Toute ma terre ! Tous mes enfants ! Il me reste cependant encore quelques bols de sang dans les veines ! je veux qu’on m’écorche tout vif... pour vous ! Vous verrez mon sang couler pour vous ! Tout pour vous ! Féconder votre terre, ô mon Juif adorable !... Daignez ! Daignez ! Je vous adjure ! si vous êtes bon comme on le prétend, comme on l’assure... de tous côtés, alors, égorger nous, vous-même, ô mon Juif ! Égorgez-moi, les yeux grands ouverts ! O votre divine cruauté ! Vous tous, vous voir enfin tous ! Tous rassemblés, réjouis ! Mes impitoyables bourreaux ! Tous ! Vous voir tous rayonnants une suprême fois. Et puis mourir pour vous ! Sous votre couteau enfin... "

Voici la bonne prière du veau, bien parfait, le veau le plus con du monde ! De tous les abattoirs du monde ! De tous les sacrifiés du monde ! le veau le mieux dressé de l’univers ! Celui qui beugle ! Qui galope après son boucher pour le supplier qu’il l’égorge.

Soyons accommodants. Établissons un compromis.

Mais tout d’abord, comment faut-il les appeler. Rien n’est plus délicat... Sa Grâce Madame Édouard, la juive, presque reine ?... et lui ?... Monsieur Simpson VIII ?... On ne sait plus... Toujours cette question d’identifier les Juifs, maçons et enjuivés... Je me demande si un numéro d’ordre dans chaque profession ne ferait pas mieux l’affaire ?... un matricule par exemple, ainsi tout simplement... Monsieur le Cinéaste 350. Inutile d’ajouter juif, tout le monde comprendra... Monsieur le grand peintre 792... Monsieur le virtuose admirable 1617 ?

– Oh ! Comment trouvez-vous cette jolie chanteuse folkloriste ?

– Mais c’est la petite 1873 ! Je la reconnais parfaitement ! Quel piquant ! Quelle allure ! Quels pieds !... quel brio ! Mais ne passait-elle pas jeudi dernier à l’X.Y.Z. ?

Je l’applaudis en connaissance de cause...

– De qui cet émouvant article ?

– Mais du grand journaliste 7735... Tiens ! Tiens ! Relisons de plus près.

Ainsi plus d’équivoque, plus de faux-blases, de noms qui dissimulent... Des matricules !..

– De qui ce joli pavillon tellement bien doré ?...

– Mais de l’illustre architecte 1871 ! Ah ! Ah ! Combien ?...

– Et lette délégation splendide, qui s’en va représenter la France aux fêtes d’Amérique ?...

– Mais voyons, comme d’habitude, Messieurs et Dames les grands missionnaires représentatifs : 1411, 742, 635, 14 et 10357... Tout simplement.

– Pas un Durand ?...

– Non ! Non ! Non ! Mon ami ! Jamais un Durand ! Ou bien un Durand juif.

– Et ce professeur, dont on va répétant partout qu’il a tant de génie ?

– Vous ne le savez pas ?... Mais c’est l’inouï 42186 !

– Vous m’en direz tant !...

On nous va rebattant les oreilles depuis des années avec ces fameuses 200 familles. Encore un flan fantastique ! Il n’y a qu’une grande famille, bien plus puissante que toutes les autres... la grande famille juive internationale, et leurs petits cousins " maçons"...

Puisque le grand Frédéric a renfloué ses finances par la vente de "noms" aux juifs, pourquoi ne pourrions-nous pas, à notre tour gagner un peu d’or, en obligeant les Juifs à nous acheter des matricules ?... Suivant l’importance... le goût... la réussite... la profession du client ! en monnaie internationale bien entendu ! en shillings, en Livres, 100 Livres, d’après l’opulence... par unité du matricule. Les nouveaux arrivants à "six chiffres" paieraient ainsi toujours bien davantage que les anciens immigrés... Justice !

Le petit professeur, chiffonnier, ouvrier tailleur... etc., un shilling par unité. Les banquiers, 100 Livres par unité. Justice... Certaines professions comme médecins, avocats, surpeuplées, deviendraient hors de prix !.. d’ailleurs les matricules seraient annuels, plaque annuelle, comme pour les vélos, taxe annuelle... il faut se décider... Faire quelque chose !

Adhérent du Front Commun, le salut poing fermé et levé est le "signe de croix» du Juif depuis 2.000 ans. Ils le font encore dans les synagogues.

J’ai reçu un livre récemment de J.-R. Bloch, un livre sur la guerre d’Espagne, orné d’une violente dédicace

"A Louis-Ferdinand Céline,

Parce que là-bas on tue !"

Possible ! Mais toujours est-il qu’on n’a pas tué, J.-R. Bloch ! Tant mieux ! Nom de Dieu ! Tant mieux ! S’ils ont respecté la vie et la liberté de J.-R. Bloch, bel et bien remonté d’Espagne sain et sauf ! Documenté, gaillard, imprécateur, martial comme général Cherfils, interventionniste à tous cris ! Plus ultra, plus passionné que jamais !... Veni, Vedi, Retournit, Donnit quelques conférences, fort applaudies, embrassit la Passionaria !... remontit dans bel avion, ronflit, remontit moral, revenit !... C’est une drôle de guerre quand même la guerre d’Espagne !... On y entre, on en sort comme dans un moulin... Les vraies guerres sont celles dont on ne sort pas... Déjà, les "délégations parlementaires" au front ? Déjà ? Déjà les petites casquettes "poincarillées" ? Déjà ?... Petits jouisseurs, petits sadiques d’événements, frémissants de vivre à fond "les heures extraordinaires" d’un monde en catastrophe... Mais en artistes bien préparés, spectateurs, ne confondons pas. Tout pour le vago-tonique !... et rien dans la culotte !... La race des pousse-au-crime est toujours semblable à elle-même, "va-t-en-guerre" bourgeois, "pousse-au-crime" communiste, du kif absolument ! Comme fiente, identique ! Apôtres et stratèges de la tripe d’autrui... Il s’agit d’éprouver d’inédites sensations, rien de plus, rien de moins... "mieux-que-cocaïne".

Il se peut fort bien qu’à brève échéance, les meneurs révolutionnaires soient obligés d’assassiner, obligés ? De faire assassiner les personnes de l’opposition avant qu’eux-mêmes on les repasse... Ceci est dans l’ordre des choses, fatal, classique... Cela commence même sous nos yeux... Mais combattre, n’est-ce pas, pour le fameux idéal ou sans idéal... c’est une tout autre paire de burnes... tout à fait différente... Je ne parle pas d’entrer en ligne contre "le ramassis d’armée Franco", mais de combattre bel et bien contre des troupes absolument régulières... Troupes régulières allemandes, par exemple, et parfaitement au point, parfaitement armées... La vraie bigorne en somme... Pas d’amateurisme... Alors ?... à qui la musette ?... Répandre, éparpiller des conseils, des ordres, des manifestes rageurs, stimuler le moral, émoustiller les abattoirs... tout cela c’est du joujou... du frisson de la tricherie, alibibi... théâtre... rodomontades... cinéma... La seule épreuve dans les choses de l’idéal, c’est la dérouillade personnelle, sans phrases, sans spectateurs, au petit matin... sortir du couvert, comme un condamné à mort, amener sa viande aux "barbelés", au niveau des plus hautes idées, beaucoup plus haut en fait que les plus hautes Idées... Voilà qui compte... Et voici des épreuves dont on revient très rarement, par conséquent, pas très "artistes", guère utilisables fructueuses... Tout ce qui est artiste doit avoir une suite, une "exploitation"... La véritable sincérité n’a jamais de suite... Le culte des héros c’est le culte de la veine.

– Êtes-vous d’accord ?... Avez-vous l’âme en face des trous ?... au bout de chacun de vos gestes ?... oui ? Je ne crois pas... J’ai l’impression que vous voyez faux... que vous vivez faux... tout en vous sonne faux... Spectateurs !...jouisseurs ! Vous êtes, vous vous cherchez, vous voulez jouir... profiter du grand triomphe juif et maçonnique... vous n’entendez pas qu’il vous coûte l’existence – vous ne risquez même pas votre place... Vous serez plus embusqués dans la prochaine que les bourgeois ne le furent dans la précédente... L’embusquage comme la mitrailleuse a fait des progrès énormes, à ce que je découvre, on se planque, on se superplanque à présent des années d’avance... Je ne connais pas un apôtre qui ne soit au moins dans l’État-major... ou de la super-aviation bavarde et photogénique...

Ceux qui brûlant de foi et d’apostolisme soviétique ne sont pas à l’heure actuelle en tranchées devant Madrid ou Saragosse, ne sont au fond que d’équivoques "petites causeuses". A eux, les caves de la Culture ! Les picnics aux Fausses-Reposes.

Pour la prochaine, qui se dessine, qui s’organise autour de nous, jamais on aura surpris au fond de tant de cachettes et d’armoires, tant d’apôtres et de fervents bellicistes planqués... Le monde est pourri, c’est un fait par le cinéma, le cabotinage... (O ces charges de cavaleries légères !...) Le matuvuisme le plus exorbitant, le plus indécent est à la base, au fond. de tous les grands mouvements d’Idées actuels, inséparable.... Le monde était en 14 beaucoup plus simpliste, plus nature, plus sincère, beaucoup moins ficelle, moins vicieux qu’aujourd’hui. En 37, le cabotinage, le phrasage s’étale partout, domine tout, mine tout, même le peuple, hélas ! Lui-même déjà très faisandé, bien avancé en pourriture cabotine... Je me souviens d’être monté en rifle avec des combattants bretons. Ils ne savaient pas lire, ni écrire, brigadiers compris... Ils inspiraient une confiance absolue, qui ne s’est jamais démentie ! "Ac cadaver". Je me méfie beaucoup des soldats qui savent lire... qui vont au cinéma... Qui sait lire devant le péril devient facilement raisonneur, un peu hésitant, subtil... Il se croit au cinéma, il demande à voir la suite... Il n’y a pas de suite !... Attention !... Il faudra dans les rangs oublier le cinéma !... Voici qui promet beaucoup de travail à la Prévôté... Elle ne chômera guère. Elle sera sur les dents derrière tous ces "spectateurs". Les pelotons non plus ne chômeront pas... Les recommandations non plus...

Chaque guerre, chaque révolution rapproche le moment où nous atteindrons le but suprême vers lequel nous tendons…

Grand Sanhédrin, 1884

Cette révolution s’annonce décidément comme une énorme, fanatique prise de sécurité... Une adroite et gigantesque consolidation des beefsteaks acquis.

A ce propos. rien de plus démonstratif et plus allégrant que de parcourir et examiner d’assez près, les longues listes de personnalités qui ornent, dont se recommandent les fougueux partis, pacifistes, libérateurs, interventionnistes, affranchissants, etc. Les organisateurs de gauche lancent, à tout propos, quotidiennement, de tels documents, pamphlets, etc., à travers toute la presse et les cénacles soviétophiles... Rien de plus bouffon. Parcourez un peu ces listes des grands amis de l’U. R. S. S. Tous ou à peu près tous, fonctionnaires, politiciens, rentés, retraités juifs ou francs-maçons... Et comment ! Tous amplement appointés, je dirai même parfaitement opulents, une centaine de damnés absolument douillets, effrontément, grassement parasitaires, une moyenne de 100 000 francs annuels chacun... (Francs Blum). Parasites des super-États ! Unissez-vous ! Rassurez-vous autour des Grands Juifs !

Debout les "nantis" de la Terre !... D’entre ces "gras" combien partagent un peu leurs rentes avec la communauté maigre ?... Je demande ? Combien s’en iront de ces preux, mourir si les choses tournent mal, aux créneaux de Madrid ?... Toc ! Toc ! Toc !... Qui va là ?... C’est l’ami ! L’ami de qui ? L’ami des Juifs ! L’ami du peuple ! L’ami de lui !... L’ami de soi ! L’ami du sofa !... Des vrais combattants pour l’Espagne, on peut en voir des quantités, il en débarque de troisième classe de n’importe quel Transatlantique, rentrant de New-York. Ceux-là, en fait de combattants, ce sont des vrais, des authentiques... Ils n’iront pas aux Conférences ! Ils n’embrasseront pas la Passionaria. Comme tous les vrais héros du monde, ils ne feront qu’un seul saut des soutes aux tranchées.... Ils ne sont pas juifs !... Il ne faut pas qu’ils confondent, qu’ils se perdent dans le train ! Ils sont marqués pour la pipe, ce sont des retours d’émigrants. Le Grand "Comité Morgenthau, Barush, Loeb, Warburg pour l’affranchissement des peuples" leur a payé un beau voyage. Ils vont connaître le fond des choses... Ils rembourseront largement... Veni, Vidi, Clabotit.

Denoël m’a fait remettre ces jours derniers, pour mon instruction personnelle, un rapport de la "C.G.T." sur la crise du livre en France. Document pas très substantiel où s’essoufflent "le pour et le contre"... où l’on se demande à longueur de chapitre ce qui va finir par se décider après tant de "chèvre et choutage". Rien du tout. Le contraire nous aurait surpris... Cependant un court passage, sur ce fond, ce magma de doléances tout à fait anodines, réveille tout à coup le lecteur... Allégresse !... Passages, tout en chiffres, qui veulent eux, enfin, dire quelque chose. Je cite :

" Moyenne annuelle dépensée dans quelques pays, par habitant, par an, pour l’achat de livres (seule base, de comparaison possible)

États-Unis .............. : 25 francs par tête.

Allemagne .............. : 20 francs par tête.

Grande-Bretagne .... : 10 francs par tête.

Belgique ................. : 03 fr. 50 par tête.

France .................... : 00 fr. 50 par tête."

Voici qui nous comble ! Et qui vient le plus simplement du monde, révéler à nos yeux toute la crudité du problème, pourquoi notre fille est muette, et comment le Français se fout éperdument du livre ! dans son ensemble et son particulier... Rien à chiquer, noir sur blanc. Acceptons le fait pour ce qu’il vaut... Bien plus amusant que tragique... Aussi gaillardement qu’il est énoncé. Pas de quoi fouetter un chat... Mais par exemple refusons net, pour injurieuses, comme bien répugnants mensonges, les explications qu’on nous propose académiquement, endormeuses, à savoir que le cinéma, la radio, les sports, les périodiques, etc., etc., sont responsables de la crise... Empêchent les Français de lire, de se payer les bons auteurs... Culottées niaiseries, foutrissures dévergondées ! Les États-Unis, l’Angleterre, l’Allemagne possèdent dix fois autant que nous autres de tous ces genres de distractions ! Et regardez comme ils continuent à lire...

Bénin Duhamel l’endormeur, ému très mesurément, par tout le bruit qu’autour du livre on mène, à travers Revues et Congrès, vient à son tour chichiter, gominer un peu la sentence, troufignoliser quelques pertinents adjectifs, adverbialiser l’agonique. Il ne rate pas de nous donner en cette délicate occasion encore un magnifique bouquin (les critiques raffolent du mot "bouquin", cela sonne familier, mais tout de même respectueusement admiratif, tendre, filial). Sur l’égrotant il s’épanche, Bénin Duhamel, en deux cents pages fignolées, le voici qui se donne en tendresses moulées... S’évertue en mille cursives guimauves... "Ah ! Mais ! Ah ! Mais !... " Qu’il se demande le Bénin rien ne va plus ! Quelle crise, mes empereurs ! Mais on se navre à la fin !... être si peu demandé ! de se mourir en flanelle !... Où s’en va donc ? Où se disperse ? Je vous interroge ? le petit plâtre ?... Le petit pognon des clients ?... Je boude ! Je boude ! Le voilà !... Où se dissipent les petits frics de nos clients, nos chers clients si mesurés, si fins, si français si subtils si nuancés. Etc. ! Etc. " Mais Duhamel, cher illustre, vous donnez pas mal à la tête ! Mon cher Dumouton, mais c’est bien simple, tout facile, élémentaire, tout leur pognon part à la vinasse ! C’est pas difficile à trouver ! Le petit pognon des clients voyons, remettons nos lunettes, admirons un autre passage du joli rapport, d’autres chiffres... "L’alcoolisme en France" parfaitement éloquents, substantiels aussi. "La France est le pays le plus fort consommateur d’alcool du monde... 21 litres 300 d’alcool pur, taxé par tête d’habitant... Par an... (en comptant les bouilleurs de cru, ce chiffre s’élève à 26 litres par tête environ...). Les autres peuples d’Europe ont tous une consommation inférieure... D’un quart, de moitié, de trois quarts... 14 litres 84 Italie, 14 litres 80 Espagne, 9 litres 27 Belgique, 8 litres 87 Suisse, 5 litres 64 Autriche, 4 litres 89 Angleterre et Hongrie, 4 litres 52 Tchécoslovaquie, 3 litres 85 Allemagne, 3 litres 5 Pays-Bas, 2 litres 99 Suède, 2 litres Danemark, 2 litres 77 Islande, 1 litre 81.

Norvège. Si la consommation des boissons distillées a baissé depuis la guerre d’environ 1/4 (3 litres d’alcool par habitant au lieu de 4), cette diminution a été compensée largement par une augmentation de la consommation du vin, qui était avant 1900, environ 35 millions d’hectolitres annuels, devenue en ces dernières années environ 50 millions d’hectolitres annuels...

Il est donc inexact d’affirmer que l’alcoolisme diminue en France, au contraire, il progresse, mais il est aujourd’hui produit plus souvent qu’autrefois par les boissons fermentées... La répartition, l’habitude de boire a gagné les milieux féminins, certaines habitudes alcooliques sont devenues particulièrement tyranniques, par exemple, celle de l’apéritif. (P. Rieman).

Voyez qu’en France, on sait encore se distraire... Sur la question du casse-poitrine, il est donc absolument officiel, tangible, palpable, que le Français ne craint personne... Il se démontre au chronomètre à plein comptoir, à la bonbonne, à la péniche, aux litres, au récipient qu’on désire, l’universel champion de vinasse !... foudroyant, imbattable et de très loin !... Lecteur piteux, c’est possible, mais insurpassable alcoolique ! Il n’est même pas question de rivaliser... Qui veut le verre ? Même l’Anglais qu’on cite parfois comme un fier ivrogne, à l’épreuve, n’existe pas. Quel bluff ! quelle prétention ! C’est bien simple, aucun nordique, aucun nègre, aucun sauvage, aucun civilisé non plus n’approche et de très loin le Français, pour la rapidité, la capacité de pompage vinassier. Seule la France pourrait battre ses propres records de vinasse, ses descentes de picton. Ce sont d’ailleurs à peu près les seuls records qu’elle puisse battre. Mais dans cette épreuve "Hors Concours", "Prima Classa". Aux autres sports, de muscles, de souffle, le Français se ménage, il se réserve... Il ne se montre jamais très ardent, très en train. Lui si brillant dans la vie, sur les stades il ne brille plus... Que le Français haïsse la lecture ? Cela peut fort bien se comprendre, se défendre et même devenir à tout prendre une aimable originalité... Qu’il préfère le bavardage aux textes, la rhétorique labiale aux déchiffrages de paragraphes... Et pourquoi pas ?.. Où est le mal ? Mais qu’il se démontre, sans faiblir jamais, en toute occasion, où on le met en ligne, et depuis 50 ans bientôt, aussi platement, infailliblement galette, infantile, en n’importe quel sport, la rigolade des stades de l’univers à vrai dire, ceci pour être une originalité aussi, n’est pas moins tenacement humiliant. Cette énorme, infinie quantité de vestes sportives trouble un peu l’assurance, la naturelle jactance du peuple français. Pour une fois devant toutes ces défaites aussi régulières qu’imposantes, qu’immanquables, ses maîtres ergotent un petit peu, les masses se méfient... se troublent... méditent... Mais pourquoi méditer ?... La réponse est là, tout à fait éclatante, elle coule à pleins bords, si j’ose dire : Vinasse !...

 

La 7eme partie de "BAGATELLES POUR UN MASSACRE"

de LOUIS-FERDINAND CELINE est ICI

et ICI ses autres pamphlets.

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Bouboule 07/07/2007 16:17

Bagatelles de Céline
Je n'ai pas trouvé trace, sur le net, de cette asperge de la paix à l'exposition de 1937.
Alors, fruit du délire de Ferdinand ?
Avis aux spécialistes pour m'éclairer...
 

JF SMIRT 13/04/2006 09:23

Il ya une suite??? je trouve celui là moins "bien" (moins atroce) que les autres...