Visite du "mémorial aux victimes de la Shoah" à Berlin

Publié le par Zoso

Ce monument n’a rien de monumental. Ce n’est d’ailleurs pas un monument. Rien ne l’indique, on peut passer devant en voiture sans le voir. Dans un premier temps il ne s’impose pas. Il ne s’impose jamais de l’extérieur. Il faudra accepter d’y entrer, il ne viendra pas à vous. Ce qui choque au premier abord, c’est l’impossibilité de l’appréhender dans sa totalité.

Vous cherchez un angle d’attaque, un sens à ce fatras de blocs. Mais rien… Il semble qu’il manque quelque chose, mais vous ne sauriez dire quoi. Des enfants jouent à cache-cache, les couples poussent leurs poussettes, comme devant tous les monuments de Berlin. Vous y entrez sans crainte particulière, un peu comme dans un jeu, dans un labyrinthe.

Quelques roses blanches de ci de là sont posées sur les blocs de béton.Vu de l’extérieur, toutes les stèles ont à peu près la  même hauteur. On s’aperçoit rapidement qu’il n’en est rien.


 

 

Le sol s’affaisse, et vous voilà rapidement submergé de part et d’autre. On ne rentre pas dans cette place on s’y enfonce.
 L’infini des pierres symbolise l’infini de l’extermination et son non sens. Comme dans le jardin de l’exil, les pierres monumentales et le sol jouent à vous faire perdre l’équilibre et les repères. A la fois on se demande ce que l’on fait là et à la fois on n’a pas envie d’en sortir. Vous êtes seul dans une allée sans fin, et au détour d’un bloc, l’éclat de rire d’un couple qui s’amuse à se perdre et à se retrouver, vous rappelle au monde.

Il fait frais et sombre. Vous avancez encore un peu, prenez quelques photos. Vous essayez de recentrez votre esprit sur l’holocauste. Les blocs de bétons lisses, sont un appel à la caresse, d’une rare sensualité. Vous ne pouvez vous empêcher de les toucher.
  

Vous ressortez enfin. La lumière vous éblouie. Il fait chaud. La place est bruyante. La vie est là, grouillante. Vous avez honte et vous vous demandez bien de quoi… Honte d’avoir consommé ce mémorial comme on consomme un lieu touristique ? Honte d’être encore vivant ? Honte d’être monté sur les blocs pour prendre des photos ? Honte qu’il fasse beau aujourd’hui ?

 

 Le soleil vous éblouie toujours, la tête vous tourne légèrement. Vous vous retournez, espérant mieux comprendre ce monument. Vous ne comprenez toujours pas. Vous êtes dehors, vous ne pouvez plus comprendre. Seuls ceux qui y sont encore peuvent savoir. Il n’y a rien à comprendre dans l’holocauste. Ah si, vous comprenez une chose, ce qui vous manquait au début. Les gens, c’était les gens qui vous manquaient… Si vous êtes dedans, vous n’existez plus pour le monde extérieur.  

   

 

Tout cela vous semble irréel. Pourtant vous n’avez pas rêvé. Votre main est noire, elle a gardé la trace du béton. Un enfant au loin, saute de bloc en bloc. Personne n’y trouve rien à redire et c’est très bien ainsi. A voir cet enfant jouer et ces couples s’amuser à se perdre, on pourrait penser que les allemands se sont appropriés ce mémorial tant controversé. Rien n’est moins sûr, aucun tag n’est encore venu éclaircir la masse gris foncé des stèles. Preuve, peut-être, que les allemands sont encore en souffrance avec leur mémoire ou que l'entreprise qui
fabriquait le Zyklon B fabrique désormais très bien un produit anti-tag

 

Cet article fait partie d'une série consacrée à l'Allemagne et plus précisément à la question du souvenir de la Shoah à Berlin en 2005, avec deux autres articles sur ce mémorial.

Publié dans FUITE DE CERVEAU

Commenter cet article

Mahida Ahmed 11/03/2008 18:06

Mahida Ahmed Photographe Artistique Président de l’Office de TourismeMascaraB.p 659 Baba-AliMascara (29000)AlgérieTel : 00213(0)77372576Email : MAHIDADZ@YAHOO.FRObjet : Publication (Aide) de mon ouvrage historique de 125 pages            sur la Shoah (Les Juifs et Mahida) en AllemandMme, Mr,C'est pour moi l'occasion de vous Remercier Une fois de plus de tous les Services que vous avez rendus. Je Voudrais pouvoir m'en acquitter autrement Que par des vœux. Et de confiance Mais si ma situation et la votre ne me Ne laissent guère entrevoir la possibilité de vous être utile, soyez assurée, du moins, que je serai toujours prêt à vous témoigner ma gratitude.Pour ma publication de mon ouvrage de 125 pages A la Langue Allemande par votre aide si possible. Mme, Mr,1- Je veux vous dire qui je suis ?MAHIDA Ahmed..... Personne ne me connaît. J’espère pour te connaître de proche .............. ?Je suis né en 1962 à Mascara Algérie dans les bras d'une Juive qui s'appelée Adania Shibli Père de famille, avec 04 enfants.Sauf l'humanité, la Francophonie et deux associent mon fils Louafi et mon Appareil photo.Pourquoi des préfaces? Pour permettre au chômeur de faire un papier sur un livre sans l'avoir lu personne ne lit jamais un livre au delà des (prière d'insérer) et préface. Pour que le livre ait accès aux journaux ou le préfacier travaille.La préface sert au journaliste pour répondre aux questions suivantes:D'ou sort ce bouquin ? De quel bordier journalistique? de quelle clinique d'édition ? Pourra t- il me renvoyer l'ascenseur ?Je ne suis pas écrivain, ni un poète, ni un scientifique, mais simplement un homme du commun, ni trop jeune ni trop vieux, entrez deux âges, comme on dit. Je ne suis pas épais, ni amincit non plus. À quelques-uns, je parais plutôt petit pour les autres un peu grand, mais je crois que je suis une dimension normale. Je ne me considère pas comme beau en particulier, parce que quelquefois le matin qui doit ma glace de toilette avec la nouvelle née barbe, ombres sous les yeux et cheveux dans désordre, j'ai la sensation pour être Mahida Ahmed Mahfoud.. Je ne parais pas particulièrement généreux, ni particulièrement égoïste. Je ne déteste pas d'argent, mais je préfère souvent une bonne tasse de café prés de toi. J’espère……….. ? Dieu Notre père a fait la foi conditionner de toutes les choses, afin que quiconque a la foi aura tout auront tout et quiconque n'a pas la foi n'aura rien " " Quand nous commençons à avoir la foi nous commencez à ce monde en même temps et exister pour Dieu dans l'autre vie. Donc, la foi est morte en effet et résurrection *nous somme coulé comme des petits*canaux dérivent d'un fleuve*comme une prise d'eau arrosant un jardin de plaisance *nous disons nous arrosons notre jardin.Veillez, agréer, Mme,Mr, de mes profonds respects et reconnaissants les plus nobles.A.Mahida

Anne-Marie 18/04/2006 21:06

Visite très émouvante, très personnelle... Bravo !

Mahida 28/11/2016 19:13

Merci de ce commentaire je vous souhaite Mille Mercis

mes salutations