DEMANDE A LA POUSSIERE de JOHN FANTE

Publié le par Zoso

 

Cet été j'avais amené beaucoup de livres en vacances.


C'était optimiste, James Ellroy allait avoir raison de mes bonnes résolutions. J'attaquais "American tabloïd" et mis près d'une semaine à rentrer dedans. Au bout de 6 jours j'avais à peine dépassé les 200 premières pages. Pour le dire autrement, le livre me tombait systématiquement des mains au bout d'un chapitre, que j'étais obligé de reprendre le lendemain, ne me souvenant plus de rien.

Mais je n'ai pas voulu abandonner. Pas de doutes, ce genre de pavé n'est lisible qu'en vacances. A Paris, il n'avait aucune chance. J'ai donc tenu, malgré un style "parlé" assez désagréable et une impressionnante galerie de personnages impossibles à identifier entre eux. Grand bien m'en a pris. Je sais désormais toute "la vérité" sur les amours de John F. Kennedy et de Marilyn Monroe... (la théorie d'Ellroy vaut à elle seule la lecture du livre !)


Mais bon, au bout de 15 jours, il me restait moins d'une semaine de vacances, et 7 ou 8 livres au programme. Je décidais de viser plus modeste pour faire remonter mes stats.


J'alignais sur le lit les deux plus petits romans du groupe des auteurs déjà lus. C'est toujours plus facile de pénétrer de nouveau un univers connu. C'est ainsi que Bret Easton Ellis et son "Zombies" sorti du lot avec "Demande à la poussière" de John Fante.


Fante était bien tentant. J'attaquais la préface de Bukowski quand un remords me fit faire machine arrière. J'avais fini quelques semaines avant "Le vin de la jeunesse" du même Fante. Rester modeste n'empêchait tout de même pas un peu d'originalité. Je reprenais donc "Zombies" et l'ouvrait à la première page.

Le livre commence ainsi...


"Un soir, j'étais assis sur le lit dans ma chambre d'hôtel de Bunker Hill, en plein milieu de Los Angeles. C'était un soir important, car je devais prendre une décision pour l'hôtel. Soit je payais, soit je décampais ; c'est ce que disait le mot, le mot que la tenancière avait glissé sous ma porte. Un problème d'une telle importance méritait une grande attention. Je le résolus en éteignant la lumière et en m'endormant."


John Fante, Demande à la poussière



Bon, dans ces cas la, je me suis dit, faut pas lutter. J'ai reposé "Zombies"...

Publié dans LITER RATURES

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moi 21/12/2010 02:13



Bizarre cette traduction, un peu vieillote je trouve ^^


Sympa comme article, surtout la fin, et HEUREUSEMENT qu'il y à la fin qui remet les choses à leur place... parce que - excuse-moi - "viser plus modeste" en parlant
de Fante, surtout en comparaison avec Ellis et Ellroy, ça n'a pas trop de sens... Fante est un géant à côté de ces auteurs (malgré tout excellents), un pionnier indétrônable. 


"La Route de Los Angeles" est un des plus grands romans de la littérature du XXe siècle (pour moi le plus grand !)



nabuko 26/02/2007 14:20

oui, c\\\'est une petite perle qu\\\'on a vite fait d\\\'enfiler à son collier. Après foncer pied au plancher sur la route de L.A. ... de grands moments d\\\'esbrouffe plein phares...

Daphné 14/04/2006 13:11

Ah oui effectivement faut pas luter !

akynou/racontars 15/03/2006 14:19

ça c'est un signe, c'est sûr :-)C'est bien Fante. faut que je m'y remette…