Je hais la télévision. Je la hais autant que les cacahuètes. Mais je ne peux m'arrêter de manger des cacahuètes.
Orson Welles
Et bien ce sera une journée sur la télévision. Le sujet m'inspire...
Je me suis toujours (enfin souvent, enfin parfois...) posé la question de l'angle d'attaque des journaux télévisés. Qu'est qui fait que tel sujet est privilégié par rapport à un autre ?
Un sujet, me laisse tout particulièrement dubitatif,
Qu'est ce qu'on en a à foutre ?
Qu'est ce qui justifie la mise en exergue de cette profession ? Pourquoi la mort de deux marins bretons monopolise t-elle 2 minutes au journal télévisé ? Ce n'est pas le nombre (ils sont rarement 40 sur un chalut). Ce n'est pas l'atrocité (la mort doit être assez rapide). Ce n'est pas l'absurdité (des centaines de personnes meurent dans des conditions beaucoup plus absurdes). Ils ne sont pas connus. Ce n'est pas un métier héroïque au service des autres (les pompiers pourquoi pas...). Ce n'est pas une question de mode, pas plus qu'une question de région (on en parle au journal national, pas que dans Ouest France) Alors quoi ?
Jamais un mot sur les ouvriers du Bâtiment qui se font couper en deux par un mur de béton ! (27 % des accidents mortels proviennent du BTP, les marins sont noyés dans une catégorie qui représente moins de 7%). Entendez-vous souvent PPDA commencer sa grand messe par : "Terrible drame sur un chantier de Courbevoie ce matin. Mohamed A., coffreur-boiseur de 54 ans, est décédé suite à la chute malencontreuse d'un marteau, sur le chantier où il travaillait. Il ne portait pas son casque. Les secours arrivés très vite sur les lieux n'ont rien pu faire... "
On en a rien à foutre non plus, me direz-vous.
On ne nous en parle pas et c'est très bien ainsi.
S'ils pouvaient faire la même chose avec les marins pêcheurs !!
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