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Dimanche 23 avril 7 23 /04 /Avr 18:08

La première chose qui m'est venue à l'esprit, en écoutant "OBOK" le dernier album de notre Gégé national, c'est que j'étais totalement passé à côté du précédent "Le langage oublié" ...


Certes, ce n'est pas toujours facile de rentrer dans un album de Gérard Manset. Mais là, deux ans après je suis toujours à la porte et c'est donc avec une petite inquiétude que j'ai glissé le dernier opus dans ma platine disque.



Pendant que démarrait "L'enfant soldat", deux bonnes nouvelles s'offraient à moi.


Premièrement, une dédicace du livret de l'édition limitée  nous apprenait que Manset n'est pas l'ours qu'on nous a tant décrit. Il aime ses fans et le leur prouve à travers ces quelques mots : " Ces neuf alternatives à Obok sont destinées tout particulièrement aux fidèles d'entre les fidèles. Merci à ceux qui sont présents depuis "Animal on est mal" en passant par "Orion", "Y'a une route"..."

Merci Gégé, ceci me va droit au coeur. Pour la peine je viendrais te voir en concert la prochaine fois... (pour être tout à fait honnête, je n'étais pas né lors de la sortie d"'Animal on est mal", mais je me suis bien rattrapé depuis.)





Deuxièmement, cette même dédicace, nous annonce donc neuf alternatives, qui sont des textes explicatifs sur chacune des chansons de l'album. Et là, forcément, on ne peut se retenir de crier "Chouette !" (oui, parfois je suis assez expansif) enfin quelques explications ! Il faut dire à tous ceux qui ne sont pas familiers des textes du Gégé, qu'ils sont parfois brumeux voir peu explicites ("Camion bâché" ça parle bien du Paris-Dakar ?? Non ??).



Me voilà donc à chaque morceau en train de décortiquer d'un oeil leste le commentaire de chacun des textes que mon oreille, forcément devenue inattentive, tente d'appréhender (Si vous êtes comme moi et que vous ne savez pas faire deux choses en même temps, je vous conseille plutôt d'écouter d'abord et de lire ensuite, on y gagne certainement beaucoup !). Et là, se fut parfois une cruelle déception !


Prenons par exemple mon morceau préféré à la première écoute

"Ne les réveillez pas".

"Ne les réveillez pas

Ils sont dans leur sommeil

Comme de petits oeufs

Comme de jeunes abeilles

De simples arbrisseaux

Poussant près des fontaines

D'où naissent toutes les eaux

Toutes les rivières idem

Ne les réveillez pas

Ils sont dans leur sommeil

Un ongle de Mica"....



A première vue, difficile de savoir de quoi ça parle. Que faut-il donc laisser dormir et ne surtout pas réveiller ? Les fascistes, les staliniens, les supporters du PSG ? A coup sûr, c'est quelque chose de grave mais quoi ?

Gégé lui même nous donne la réponse :


"On était tous pompettes ; un peu... Cela se passait chez Fabien. Appartement en haut de la rue St Jacques. Fallait remonter Maubert. (...) Ce soir là j'étais reparti le dernier. dans le vestibule je devais chercher ma veste et mon écharpe (...) Réjane m'avait fait signe. C'était près de la cuisine, une petite pièce en recoin. (...) Elle a ouvert cette porte, a allumé.


Très bref.


J'ai eu le temps d'imprimer, de constater... Une sorte de cube fermé, de surface d'à peine six mètres carrés ou le petit frère et la petite soeur dormaient en chiots, affalés dans leur songe, tétine, pour l'un, couverture de doudoune pour l'autre. (...)

J'étais sonné.

Époustouflant, cette intrusion d'une brève seconde au paradis des songes.(...)

Je me suis retrouvé sur le boulevard. On ne sait comment les choses se passent, comment le miracle revient pour titiller... C'est dans le taxi que la phrase m'est venue, j'ai demandé un stylo... A peine rentré, crevé et incrédule, j'ai aligné les vingt-cinq lignes : dans la chambre lilas... ne les réveillez pas... "





Gégé... Non... Mon Gégé...


Me dis pas que "Camion bâché" ça parle vraiment du Paris-Dakar ?

 

Par Zoso - Publié dans : HANG THE DJ
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"C'est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l'hiver 92, ça nous remet loin. C'était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps."

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