"EL CANTOR" de JOSEPH MORDER

Publié le par Zoso

Le 15 mars, sort enfin, le premier long métrage en 35 mm de Joseph Morder "El Cantor". Infatigable filmeur en super 8, (d'abord de lui même, il tient un journal intime filmé depuis plus de trente ans) le voici de retour avec une fiction. (Pour mémoire, Morder est probablement le plus prolifique des cinéastes français, la cinémathèque lui avait d'ailleurs rendu hommage récemment à travers une rétrospective de son oeuvre).


"EL CANTOR" est une comédie tropicale (un de ses domaines de prédilection, voir "Mémoire d'un juif tropical") éxilée au Havre, sur la nostalgie et la perte de l’enfance, la quête des origines, la mémoire (juive bien sûr, la Shoah, Oradour, Auschwitz, les cantors) . L’histoire de la visite d'un cousin d'Amérique atomisée par le plus exotique de nos cinéastes...


En avant-programme, vous pourrez voir un film court de Joseph Morder, "La Plage".


"EL CANTOR" de JOSEPH MORDER au MK2 Beaubourg

 

Bref résumé :

(que vous pouvez lire, celui là, car il ne dévoile rien du film)

William Stern (ne cherchez pas Luis Rego dans "les bronzés 3", il est ici) mène une vie tranquille avec son épouse, Elizabeth (Françoise Michaud, actrice adorée de Morder, a qui il a promis un rôle dans chacun de ses films (et quand vraiment il ne peut pas, il l'a cite tout de même au générique !). Une passion entre une actrice et un réalisateur comparable à Cassavetes/Rowlands et ce n'est d'ailleurs, sans doute pas un hasard si Morder envoie un soir se promener sa comédienne, devant un cinéma qui affiche "Opening night". On voit alors Gena Rowlands bras écartés qui semble happer Françoise Michaud.)) et leur fils Adam, lorsqu’un télégramme vient désorganiser leur quotidien. Le cousin de William, Clovis Fishermann (Lou Castel, acteur de la nouvelle vague vu chez Bellocchio, Garrel, Wenders, Ruiz, Fassbinder...) qui n’a pas donné de nouvelles depuis plus de trente ans, annonce son arrivée de New York.

William se réjouit de retrouver Clovis avec qui il a fait les quatre cents coups dans sa jeunesse. Elizabeth ne se sent pas d’humeur à supporter les facéties des deux cousins.

Clovis est fils et petit-fils de célèbres Cantors (chanteurs juifs officiant pendant la liturgie à la synagogue).


Mais, après tant d’années, que vient-il donc vraiment chercher ?



Après un début burlesque à la Buster Keaton, et un milieu qui tangue et semble hésiter indéfiniment, le film s'achève de façon bouleversante et brutale sur l'impossible oubli de la Shoah.

 

JOSEPH MORDER et sa caméra super 8


Pour voir la bande annonce, c'est par ICI, le blog de Joseph Morder c'est par LA, et pour voir le film, c'est dans un cinéma près de chez vous à partir du 15 mars 2006.

Publié dans LA NUIT AMÉRICAINE

Commenter cet article

Cm 03/04/2006 20:24

La semaine il y aura une rencontre avec Alain Cavalier et Joseph Morder le samedi matin au Reflet. C'est bizarre comme la trajectoire de ces deux cinéastes se croise et se répond : Cavalier passe du 35 mm à la vidéo et au journal filmé alors que Morder fait le trajet inverse...

claire 03/04/2006 19:49

je suis contente de trouver des informations sur ce film dont on a trop peu parlé. C'est toujours une agréable surprise de redécouvrir un acteur comme luis rego qu'on a un peu trop catalogué comme tu l'as dit comme acteur des bronzés.

chris 08/03/2006 15:55

La bande annonce donne bien envie de voir ce film qui a l'ai joyeux mais plein de nostalgie. Amitiés. Chris

arteashow 08/03/2006 15:51

seul bémol la pensée de céline qui laisse à désirer surtout aujourd'hui journée de la Femme..provocation ou hasard?

Zoso 11/03/2006 12:01

De la provocation, bien sûr ! Et pire que tu imagines !!
Ma femme est enceinte...

arteashow 08/03/2006 15:49

excellent blog!on prend un plaisir certain à venir consulter tes derniers articles et à se mettre au gout du jour!je t'encourage vivement à continuer ce blog a de beaux jours devant lui!bonne journée!Artea